En 2020, vous en aurez (presque) fini avec le Brexit

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le Brexit est enfin sur les rails ! Ce jeudi 9 janvier, les députés britanniques ont adopté le texte qui va traduire dans la loi britannique l'accord conclu cet automne entre Londres et Bruxelles. Mais tout n'est pas terminé pour autant.

C'est sans doute difficile à croire : le psychodrame quotidien qui se joue à Westminster depuis trois ans et demi est (presque) terminé. Trois ans et demi de chaos, de déclarations contradictoires et d'atermoiements, de trahisons et de démissions, à tel point qu'à la fin, tout le monde y perdait son latin ! Mais trois ans et demi après le référendum validant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les députés ont tranché et pour une fois ils n'ont pas voté à 2 heures du matin : depuis les élections anticipées du 12 décembre 2019, la Chambre des communes est largement dominée par les conservateurs.

Comme une lettre à la Poste

Le texte du Brexit est passé comme une lettre à la poste, 330 voix pour, 231 contre : le texte va donc traduire dans la loi britannique l'accord de 500 pages conclu - dans la douleur - cet automne entre Londres et Bruxelles.

Il reste encore quelques formalités : le passage à la Chambre des lords, la promulgation de la loi par la Reine et la ratification par le Parlement européen, mais désormais, tout le monde part groupé pour le grand saut du 31 janvier, prévu à 23 heures (heure de Londres).

Le 31 janvier, il ne se passera rien

Le 31 janvier 2020 sera une date historique... mais surtout symbolique. Car ce jour-là, il ne se passera en réalité... rien. Le seul événement notable, c'est que les députés britanniques au Parlement européen vont quitter leur poste et que Londres n'aura plus son mot à dire sur les décisions prises à Bruxelles. Pour le reste, "business as usual". Sauf que... le 1er février 2020 s'ouvre une période de transition. Parce qu'on ne divorce pas de 47 ans de vie commune aussi facilement, Londres et Bruxelles doivent définir leur nouvelle relation - notamment commerciale. Tout est à réinventer ! Il faut adapter plus de 600 traités, revoir les normes, les droits de douanes, les contrôles de marchandises...

Pas de prolongation de la période de transition

Le Royaume-Uni veut continuer à avoir accès au marché européen. En échange Bruxelles réclame des garanties sur des conditions de concurrence équitable. Des sujets qui demandent en général de longues années de négociations. Mais Boris Johnson exige que tout soit bouclé le 31 décembre. Pas question de prolonger même s'il en a la possibilité. Or pour les Européens c'est une évidence, on ne pourra pas tout boucler en onze mois. La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a bien fait passer le message lors de sa première rencontre avec Boris Johnson, le 9 janvier 2020. 

L'Europe et le Royaume-Uni ne sont donc pas à l'abri de nouveaux psychodrames pour cette année 2020... Même si vous entendrez peut-être moins le mot "Brexit", en tout cas outre-Manche : le "B word" à l'origine de tant de cauchemars va devenir tabou ! Consigne du gouvernement qui demande à ses ministres et à leurs conseillers de parler d'autre chose et de ne pas prononcer le mot "Brexit".

Vous êtes à nouveau en ligne