Aux Etats-Unis, une ancienne espionne, Valérie Plame, se présente pour les prochaines élections du Congrès avec un clip explicite

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

La planète tourne et lundi nous sommes à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis. Une ancienne agent secret annonce sa candidature aux élections du Congrés de 2020.    

C'est le retour dans l’actualité d’une femme au caractère bien trempé. Valerie Plame, c’est son nom, ça sonne déjà comme un film ? Valerie Plame a diffusé ce week-end un clip dans lequel elle annonce sa candidature aux élections du Congrès qui se tiendront en même temps que la présidentielle américaine, dans un peu plus d’un an :  

On la voit, femme blonde élégante, au volant d’un bolide dans le désert du Nouveau-Mexique. Elle fonce, en avant, puis en marche arrière toujours à fond. Panache de fumée, image superbe, et un commentaire court : "Le pays va a reculons dans trop de domaine, je veux relever le défi et m’opposer à la politique de Trump."   Mais elle revient en images surtout sur son parcours : elle raconte en moins d’une minute qu’elle a été agent de la CIA en Irak, en Iran, en Syrie, au Pakistan, et j’en passe. Et que les Républicains ont ruiné sa vie professionnelle.  

Valerie Plame, sorte de James bond 

Elle était en fait l’une des agents secrets chargés de l’élimination de la menace nucléaire dans le monde, et si son passé est encore soumis au secret, elle a révélé elle-même ses actions dans un livre, puis un film. Sa vie était en effet celle d’une espionne de haute volée. En 2003, on est à quelques jours de l’invasion américaine en Irak, son mari, un diplomate, révèle au New York Times que l’administration Bush ment en prétendant que l’Irak a acquis de l’uranium au Niger. L’équipe de Bush, qui veut envahir l’Irak et qui a besoin de donner des raisons, même fausses, au public, est furieuse.  Pour discréditer le diplomate, chevronné et respecté, la Maison Blanche révèle le nom de son épouse à la presse. Sa carrière à la CIA est brisée, le couple et les enfants sont obligés de quitter Washington, et de s’installer à Santa Fe, donc, au Nouveau-Mexique. Un procès a eu lieu, et l’un des adjoints de Bush et Dick Cheney est condamné, mais gracié dès son arrivée au pouvoir par un certain... Donald Trump. Valerie Plame a attendu un peu plus de 15 ans, avant d’annoncer sa revanche, et comme elle le dit : "Je n’ai pas fini de servir mon pays !"

Vous êtes à nouveau en ligne