Le monde de Marie. Mains aux fesses dans un dîner de charité : quand les pinceurs se font pincer

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Tous les jours, Marie Colmant revient sur un sujet passé (presque) inaperçu. Aujourd'hui, l'enquête d'une journaliste du "Financial Times" infiltrée parmi les serveuses lors d'un dîner de gala qui fait scandale, à Londres.

Le 18 janvier à Londres, le très exclusif Presidents Club tenait son diner de gala pour lever des fonds. Pour la journaliste du Financial Times qui couvrait l’événement, ce fut une nuit d’horreur. 

Plus trié sur le volet que le Presidents Club tu meurs. Le gratin, la crème de la crème des brasseurs d’affaires, des patrons de banques, de fonds d’investissements, des lords mais aussi des patrons d’équipes sportives, tous milliardaires, tous prêts à donner de l’argent pour des bonnes causes telles que les hôpitaux pour enfants par exemple. Tous des hommes : c’est la règle au Presidents Club, réservé aux hommes. Les seules femmes présentes à l’événement sont les serveuses.

Un dress-code très particulier

D’où l’idée fumante d’une journaliste du très respectable Financial Times, le quotidien anglais qui fait autorité sur la finance, de se glisser dans les rangs des petites mains pour couvrir l’événement côté coulisses. Les 27 filles qu’elles rejoint en fin d’après midi, sont, pour beaucoup des étudiantes qui n’ont jamais fait ça, quand d’autres, plus seniors s’angoissent déjà de la soirée à venir.

Une responsable leur distribue leurs uniformes : jupe ultra moulante, chemisier décolleté, et vérifie que chacune ait bien le look sexy recommandé dans l’annonce, talons aiguille compris.

Les premiers invités en sont à l’apéritif que très vite la soirée dérape, des mains remontent sous les jupes, pincent, tripotent, palpent tout ce qu’elles peuvent, quand d’autres filles sont happées par la taille, embrassées de force, insultées, sollicitées lourdement. Pendant ce temps-là, la vente aux enchères continue, comme si de rien n’était, les donateurs gagnent des lots tels que : "Votre femme ne ressemble à rien, offrez-lui une chirurgie plastique."

Depuis la publication de l’article, l’affaire fait grand bruit à la City. Les convives, très sollicités par la presse n’ont pas bronché, ou presque. Le Presidents Club se dit outré et annonce qu’il va mener l’enquête. Un de ses coprésidents et organisateur a démissionné. A l’entrée de la soirée, un flyer du Presidents Club prévenait les convives qu’il ne tolérait pas le harcèlement sexuel. 

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