Le monde de Marie. Le pape aurait-il des remords après ses propos tenus au Chili ?

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Tous les jours, Marie Colmant revient sur un sujet passé (presque) inaperçu. Jeudi, Le pape François diligente un évêque du Vatican pour mener une enquête sur une affaire de pédophilie au Chili.

Le pape François a un doute. Il veut aujourd’hui savoir la vérité sur cet évêque chilien qu’il a défendu mordicus lors de sa dernière visite dans ce pays. Une défense qui avait d’ailleurs créé une sorte de mini-incident tant le pape avait répondu sèchement à des victimes d’abus sexuels qui l’interpellaient sur la présence d’un évêque à ses côtés, Juan-Manuel Barros. Qu’est-ce que ces manifestants reprochaient à Juan Manuel Barros ? D’avoir purement et simplement couvert le prêtre qui les avait abusés. On notera que parmi ces victimes, certains affirment que l’évêque était présent au moment des faits. Cette interpellation, cette mise en cause d’un proche, avait exaspéré le pape, qui avait rétorqué très sèchement aux victimes qu’elles devaient lui apporter les preuves de ce qu’elles avançaient. Déjà dans l’avion du retour, le pape était quelque peu revenu sur ses propos, présentant ses excuses aux victimes pour leur avoir demandé des preuves, mais tout en continuant à défendre l’évêque, révélant au passage qu’il avait par deux fois refusé sa démission.

Un évêque va mener l'enquète

Que s’est-il passé à son retour au Vatican ? A-t-il été sensible au tollé de protestations qui ont suivi ses déclarations ? Y aurait-il une faille au Vatican entre les supporters d’une politique de la zéro tolérance vis à vis des abuseurs et qui accusent le pape de protéger ses proches d’une part, et ceux qui considèrent que l’Église en a assez fait et qu’il est temps de tourner cette page sombre d’autre part ? Difficile à dire. Mardi 30 janvier pourtant, une décision du Vatican laissait entrevoir que le pape avait quelque peu changé de cap dans sa défense de l’évêque. Au vu de nouvelles preuves qui seraient parvenues du Chili, annonçait un communiqué du Vatican, monseigneur Charles Scicluna va se rendre au Chili. Monseigneur Charles Scicluna, c’est l’archevêque de Malte, mais au Vatican, son surnom c’est Elliott Ness, un surnom qu’il a gagné en traquant les abuseurs au sein de l’Église. Sans relâche.  

Vous êtes à nouveau en ligne