Patrick Poivre d'Arvor : "J'ai découvert tellement d'autres mondes depuis le journal de 20 h"

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Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Elodie Suigo et se confie. Aujourd'hui, le journaliste et écrivain Patrick Poivre d'Arvor.

Patrick Poivre d’Arvor, surnommé PPDA, a été et reste dans notre mémoire collective comme étant l’un des grands présentateurs du JT de TF1 à 20 h. L'aventure professionnelle a duré 21 ans. Aujourd’hui âgé de 71 ans, il écrit et continue aussi de suivre l’actualité.

C’est à Reims qu'il passe son enfance. À cette époque, il est timide, solitaire mais également harcelé par ses camarades à l’école. Une période qui va être un élément déclencheur, et qu'on retrouve dans ses livres. "Moi qui avais du mal à me lier, je restais dans mon petit monde."

J'avais ce désir, je voulais être écrivain

Patrick Poivre d'Arvor

à franceinfo


La vie de Patrick Poivre d’Arvor a été mouvementée, il a dû lutter à 13 ans pour vaincre une leucémie, a obtenu son bac à 15 ans et il est devenu papa pour la première fois à 16 ans. Au total, il aura sept enfants et en perdra malheureusement trois.
Quand on voit son parcours scolaire, on ne peut que le classer dans la catégorie des élèves brillants. Ses études l’ont mené à l'Institut d'Études Politiques de Strasbourg puis l’Institut Politique de Paris avec comme professeur de droit un certain Jack Lang. Un parcours scolaire qui pour lui n’est pas exemplaire. "Je n’étais pas génial, j’ai redoublé, il y a certaines études que je n’ai pas terminées, j’ai été un peu désinvolte à partir du moment où j’ai eu mon bac."


Des moments de découverte, d’émancipation


Il a eu très tôt le goût du voyage, grâce à ses seuls vrais amis d’enfance : les livres. Un soutien considérable qui va lui permettre de voyager. Le goût et l’amour de la lecture vont lui donner envie de prendre la plume et de raconter ce qu’il voit, mais surtout ce qu’il ressent.
Et ce qui est étonnant, c’est que le journalisme n’a pas été son but premier.
C’est en participant à un concours qu’il va tomber dedans. "Un jour, j’ai écouté France Inter, il y avait l’annonce d’un concours qui s’appelait 'Envoyé spécial'. Je me suis inscrit et je l’ai gagné. Cela a été un long apprentissage de ce métier que je ne connaissais pas du tout et que je ne voulais au départ pas du tout embrasser."


Le journalisme par hasard


Une carrière exceptionnelle qui s’est arrêtée brusquement. Nous sommes le 10 juillet 2008, Patrick Poivre d’Arvor fait ses adieux au journal de 20 h de TF1 devant pas moins de 9,6 millions de téléspectateurs français. Avec un goût amer dans la bouche. "J’avais dit 'Si Dieu me prête vie, si ensuite mes patrons et surtout le public continuent à m’apprécier, bien sûr je continuais' et puis entre temps on m'a dit non."

Malgré son éviction, Patrick Poivre d’Arvor est resté présent sur nos écrans à travers sa marionnette des "Guignols de l’info" : "Je regardais très peu parce que je travaillais à la même heure, mais les gens en disaient du bien de cette marionnette, elle a vécu finalement plus longtemps que moi."

À force d'avoir fréquenté les milieux médiatiques et politiques, je me suis imprégné de choses que j’ai vues, de gens que j’ai connus

Patrick Poivre d'Arvor

à franceinfo

La vengeance du loup, dernier livre de Patrick Poivre d’Arvor aux éditions Grasset est disponible, c’est un récit dans les coulisses du monde politico-médiatique français. Un deuxième tome est déjà en préparation.

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