Manu Dibango : "C'est toujours compliqué quand vous êtes marginal sans le savoir"

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Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo et se confie. Aujourd'hui, le chanteur Manu Dibango.

Cela fait 60 ans que Manu Dibango fait le tour du Monde avec sa musique, une immense carrière qu'il regarde aujourd'hui avec fierté. "J'ai une chance énorme d'avoir ce parcours, sourit-il. On est étonnés le matin en se réveillant de se dire qu'on est encore là." La musique, il la rencontre à Douala, au Cameroun où il naît, avec l'église. "L'éducation protestante était très difficile chez nous, poursuit le chanteur. L'un des rares moments où on pouvait être libre et faire ce qu'on veut, c'est si on était à l'église le soir, et qu'on chantait. On découvrait le monde sonore."

Ayant toujours été différent des autres, il a eu quelques problèmes avec son père. "C'est toujours compliqué quand vous êtes marginal sans le savoir. Quelqu'un qui sort des rails. Votre père fait quelque chose, il a des rêves pour vous, et vous ne faites rien du tout de ce qui est prévu."

Quand j'ai commencé dans la musique, il m'a coupé les vivres, j'ai du me débrouiller. Je faisais des bals le samedi, et un de mes amis connaissait quelqu'un avec une boîte à Bruxelles. Je pensais continuer mes études là-bas, mais j'ai appris le monde de la nuit.

Manu Dibango

à franceinfo

Son titre phare, c'est bien sûr Soul Makossa. "Au départ, c'est une chanson comme d'autres. C'est le public qui décide si c'est un tube ou non. Je n'ai pas senti quelque chose de différent avec elle, au départ je ne la jouais même pas d'ailleurs. Certains l'utilisent sans me dire, ce n'est pas correct, mais la conclusion de ça, c'est qu'ils ont aimé ma musique."

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