Le "lien indéfectible" de Patrick Bruel avec son public

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Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, l'auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur Patrick Bruel pour la sortie de son DVD live : "Ce soir… Ensemble". Il sera aussi à l'affiche du film "Villa Caprice" de Bernard Stora, sortie prévue le 6 janvier 2021.

Ce soir… Ensemble Tour 2019-2020 comprend deux CD et deux DVD qui reflètent l’ambiance des concert de Patrick Bruel et cet amour du public, devenu intergénérationnel. "C'est ce qui a marqué cette tournée comme, je serais tenté de le dire, toutes les tournées depuis le début de mon parcours. Cette rencontre avec les gens, ce lien indéfectible et surtout cette sensation quand les gens sortent du concert d’aller dire aux autres : 'Vous auriez dû venir parce qu’il faut le voir pour le croire'," confirme le chanteur.

Patrick Bruel est depuis toujours en osmose avec ses fans. Plus de 900 000 personnes sont venues le voir dans ce Tour, avant son interruption. Il y a eu des moments particuliers pour lui, gravés dans le marbre à jamais : "Je suis heureux d’avoir cette trace et de voir cette ambiance, cette proximité, cet enthousiasme, cette émotion, ce partage, bien sûr on a envie que ça recommence mais en attendant c’est vrai que ce Live fait chaud au cœur."

Le public est le 12ème homme, comme pour une équipe de football. Il a un rôle à jouer dans les codes qu’on a installés depuis toujours, des codes de complicité, de participation. Il y a beaucoup de choses qu’on n’a pas besoin de se dire, qui sont là.

Patrick Bruel

à franceinfo

Le déclic pour la musique arrive de façon fulgurante dans sa vie. Il explique en riant au micro d’Élodie Suigo que c’est après avoir vu le film Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone et avoir entendu Charles Bronson jouer de l’harmonica que la magie opère. "Je suis dans un phénomène d’identification totale !", explique Patrick Bruel. À ce moment-là, il se trouve en Espagne, et raconte qu’il prend un peignoir un peu marron et "un chapeau, je prends un harmonica et je vais sur les rochers, je regarde les gens bizarrement dans les yeux et je me mets à jouer de l’harmonica."

Ce sera son premier contact avec l’instrument mais la musique a toujours été présente dans sa vie et comme il le confie à Élodie Suigo sa mère voyant évoluer son besoin artistique, elle lui apporte un soutien sans failles. À l’adolescence, la musique est en balance avec sa passion du football. Sa mère, beaucoup moins enthousiaste pour ce sport, bloque toutes velléités : "Il était question que je sois professionnel quand j’avais 14 ans et j’allais peut-être embrasser une carrière professionnelle. Ma mère m’a dit après un conseil de famille: 'Il n’en est pas question'."

"Marre de cette nana-là"

C’est avec la chanson Marre de cette nana-là (1986) que Patrick Bruel est propulsé sur le devant de la scène, un opus particulier à ses yeux : "Elle représente beaucoup de tendresse, elle représente ma rencontre avec Gérard Presgurvic [auteur-compositeur-musicien], elle représente le moment où pour la première fois je m'entends à la radio et aujourd’hui, elle fait partie évidemment de mon histoire, donc elle est quelque part incontournable". 

J’ai la chance d’avoir beaucoup de chansons qui résonnent et qui sont 'incontournables', et je les aime ! J’aime bien les faire !

Patrick Bruel

à franceinfo

14 Productions

Depuis qu'il enchaîne les succès, Patrick Bruel appréhende sa notoriété avec beaucoup de recul, il se questionne : "Tout au long d'une carrière, on peut se demander où est l'essentiel. Est-ce quand on est sur scène et qu'on fait cet échange d’amour et ce moment incroyable ? Où est-ce que la réalité c'est quand on descend les cinq marches qui vous ramènent vers la loge ?"

La paternité a tout changé

La vie change son regard et le fait d’avoir eu des enfants a modifié sa perception : "Aujourd’hui, c'est une évidence que c'est quand je descends les cinq marches et quand en plus j’ai mes deux enfants en bas des marches. C'est le plus beau moment. Finalement, le plus moment de ce DVD c'est celui-là."

Cette fierté de père se découvre notamment dans la chanson Le fil, un clin d’œil à ses garçons : "C'est la transmission, c'est le lien indéfectible entre un père et son fils. C'est cette demande d’autorité que l'enfant exerce et que le père doit absolument assumer. Donc, être de l'autre côté du fil et tirer très fort, et ne pas lâcher, même si c'est difficile, même s'il va très loin, trop loin. Ce n'est pas grave, il ne faut pas lâcher, il faut tenir, et il vous demande de tenir parce que si vous lâchez, il part en arrière et il s'effondre, donc il faut tenir."

La chanson 'Le fil', c’est dire à ses enfants qu’on est fier d’eux, heureux, qu’on les accompagne, qu’on les soutient. Et ne pas avoir peur de dire qu’on aime, qu’on est là et que c’est important, et que ce qu’ils font c’est chouette.

Patrick Bruel

à franceinfo

On retrouve Patrick Bruel sur grand écran le 6 janvier 2021 avec le film Villa Caprice de Bernard Stora, dans lequel il campe Gilles Fontaine, un puissant homme d’affaires rattrapé par la justice. L’avocat Luc Germon (Niels Arestrup) prend sa défense mais les choses ne se passent pas comme prévu.

JPG Films, Bac Films Distribution

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