Kyan Khojandi sur la mini-série "Bref": "D’être projeté au Grand Journal devant 2 ½ millions de personnes tous les soirs, c’est quelque chose qui change votre vie"

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Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, elle reçoit Kyan Khojandi, humoriste, acteur, scénariste et réalisateur qui s'est fait connaître avec sa mini-série "BREF" sur Canal +, dans laquelle il incarnait un trentenaire parisien à la ramasse... Depuis, il enchaîne les scènes et les tournages et vient de prêter sa voix à un documentaire australien "2040" de Damon Gameau. Il est également en tournée dans toute la France.

A propos du film documentaire 2040, Kyan Khojandi raconte que l’objectif du réalisateur est de montrer des solutions existantes pour contrer les conséquences du réchauffement climatique, de ne pas se contenter d'un constat mais de montrer les idées mises en place ça et là dans le monde, et d’imaginer qu’en 2040 ces innovations auront eu un réel impact sur l’environnement.

Cette participation permet à l’humoriste de prendre conscience du monde qui l’entoure et de cette urgence climatique et explique : "J’ai l’impression d’être vraiment un produit pur des années 80, c’est-à-dire j’ai grandi dans les années 90 avec le full plastique, les OGM à blinde, les céréales le matin ultra-sucrées, et en fait aujourd’hui j’ai vraiment une prise de conscience (…) Ah oui la planète est une ressource limitée, faisons attention".

Le père de Kyan Khojandi est un géologue iranien qui devient marchand de tapis en arrivant en France après avoir fui la Révolution iranienne (1979). Sa mère est juriste. Après avoir fait des études de droit pénal, il se tourne, à 24 ans, vers le Cours Simon au grand dam de son père. Mais Kyan Khojandi a cette envie profonde et c’est en souriant qu’il confie à Elodie Suigo : "J’avais ce besoin viscéral de raconter, de parler, d’extérioriser. Après, mon père était un raconteur de blagues, un conteur d’histoires, je crois qu’il a eu que ce qu’il méritait !"

Bref

C’est en 2011 qu’il tourne l’unique saison de la mini-série Bref, et il apprécie que 10 ans après, des spectateurs lui rappellent à quel point ils ont aimé celle-ci : "D’être projeté au Grand journal devant 2 ½ millions de personnes tous les soirs, c’est quelque chose qui change votre vie. Ça a une résonnance forte et aujourd’hui je le vois dans les salles de spectacles, les gens me parlent encore de Bref, me parlent de l’impact que ça a eu sur leurs vies".

Dans un projet artistique, c’est toujours bien de pouvoir dire au revoir aux gens

Kyan Khojandi

à franceinfo

La mini-série s’arrête après 82 épisodes et il avoue, avec le recul, que cela lui a permis l’année suivante de pouvoir s’occuper de son père très malade jusqu’à sa disparition : "Tout a un sens dans la vie et en tous cas moi, ça m’a été extrêmement bénéfique. J’ai pu profiter là-aussi des instants en famille".

Kyan Khojandi a collaboré sur des projets avec de nombreux artistes, aime jouer au cinéma et même s’il est sur scène actuellement, il annonce à Elodie Suigo avoir un scénario de film dans les tuyaux qu’il espère voir aboutir l’année prochaine.

J’ai de la chance. Je peux toucher à tout. Les gens m’appellent pour ça. Et je passe des très bons moments, j’essaie d’en profiter un maximum car ça me rend profondément heureux

Kyan Khojandi

à franceinfo

Kyan Khojandi sera le 24 mars à Sanary-sur-Mer, Le 27 mars à Merlebach, le 7 avril à Bourg-Lès-Valence, le 11 avril à Annecy etc…

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