Jean-Jacques Debout : "J’ai toujours aimé écrire, et écrire pour les autres artistes"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, l’invité est Jean-Jacques Debout comme il se définit lui-même chanteur-auteur-compositeur. Il raconte quelques moments-clés de sa vie, de sa longue carrière.

"J’ai toujours aimé écrire. Et écrire pour les autres artistes" : c’est le leitmotiv de Jean-Jacques Debout depuis des décennies et pourtant à l’en croire, ç'aurait pu se passer tout autrement. Il revient au micro d’Elodie Suigo sur son enfance avec une mère Miss Paris et un père opticien qui ne rêve que d’une chose, qu’il prenne sa suite. Quand le jeune Jean-Jacques évoque son désir de devenir artiste, son père le met d’une certaine façon à la porte : "On habitait Saint-Mandé. Il m’a dit : 'Il y a une petite chambre de bonne là-haut. Tu vas aller l’habiter, tu vas quitter l’appartement. Tu pourras venir manger dans le frigo, il y aura toujours de quoi te nourrir mais moi je ne veux pas entretenir un saltimbanque qui va faire du cabaret (…) T’as même pas ton certificat d’étude'."

Heureux hasard

Heureusement, il peut compter sur le soutien sans faille de sa grand-mère maternelle qui l'accompagne dans cette voie artistique, en l’encourageant et en l’inscrivant dans un concours de chant par exemple. Il chantera du Charles Trenet en présence de l’artiste qui le félicitera. C’est elle aussi qui travaille de nuit dans une imprimerie et qui lui offre son premier Solex, il devient coursier aux éditions musicales Raoul Breton : "Et c’est là, chez Breton, que je rencontre tous les gens qu’il fallait que je rencontre".

Après la sortie de son premier disque Les boutons dorés en 1959, Jean-Jacques Debout part faire son service militaire. À son retour, la mode a changé et a laissé place aux années yéyé : "Je me suis demandé si j’allais continuer de chanter". À la même époque, il rencontre Daniel Filipacchi qui lui suggère d’écrire pour les autres "parce que tu as une certaine facilité pour écrire" et lui présente Sylvie Vartan, pour qui il compose entre autres Comme un garçon en 1967 : "Et ça a marché tout de suite". Il raconte à Elodie Suigo que c’est par son intermédiaire que Sylvie Vartan et Johnny Hallyday font connaissance à l’Olympia : "Ils se sont regardés, ils ne se sont plus quittés".

La femme d’une vie

Jean-Jacques Debout est indissociable de la chanteuse Chantal Goya et il confie qu’il est tombé amoureux à la seconde où il l’a vue. C’est grâce au producteur Eddy Barclay qui l’appelle un dimanche après-midi pour assister à un concert de Fats Domino que le cours de sa vie a changé au dîner. Une petite scène est installée et il se met derrière un piano pour interpréter Les boutons dorés. Face à lui : Chantal Goya.

J’étais placé devant une petite jeune fille que je n’ai pas cessé de regarder, et en chantant je me disais : 'J’ai l’impression que je ferai ma vie avec elle'. Ça s’est passé très vite, comme ça.

Jean-Jacques Debout

à franceinfo

Ils inventent tous les deux le music-hall pour enfants avec le spectacle Le mystérieux voyage de Marie-Rose. 18 albums, plus de 300 chansons et 39 millions de disques vendus à eux deux : "Ça ne m’a pas trop donné le tournis car je connais trop cette profession, où un jour on est en haut, le lendemain vous ne valez plus rien, vous savez c’est très bizarre". Parallèlement, Jean-Jacques Debout s’attèle à écrire des génériques de séries et de films dont le Capitaine Flam ou encore Bouba le petit ourson.

Il n’y a rien de trop beau pour les parents et leurs enfants. Je veux qu’ils aient le plus beau spectacle qu’ils aient vu dans leur vie. C’était ça mon objectif.

Jean-Jacques Debout

à franceinfo

De ses spectacles, Jean-Jacques Debout explique qu'il a voulu offrir le meilleur même quand c'était très cher et malgré les remontrances des producteurs, pour voir des étoiles dans les yeux du public.

Vous êtes à nouveau en ligne