Enki Bilal : "J'oublie assez vite les choses que je trouve pesantes et inutiles"

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Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo et se confie. Aujourd'hui, l'auteur de BD Enki Bilal.

Un futur proche dans lequel internet ne fonctionne plus, c'est le scénario de Bug, la bande dessinée d'Enki Bilal. Le tome 2 est sorti aux éditions Casterman. Une évocation d'un futur qui pour lui n'est pas de la science-fiction : "Dans 'science-fiction', on trouve l'idée que ça ne peut pas exister, c'est loin."

L'auteur garde des souvenirs forts de l'éducation donnée par ses parents, eux qui ont migré de l'ex-Yougoslavie à la France. "Lorsqu'on est arrivés en France, ils nous ont transmis l'idée d'intégration, et même plus, d'assimilation. On a parlé français très vite, ça m'a donné la liberté de penser."

C'était dur de partir de Belgrade. Ça a été violent vis-à-vis de mes camarades, et puis j'avais peur de cette vie nouvelle, l'occident, Paris... A neuf ans, la fascination, c'est plus de la crainte.

Enki Bilal

à franceinfo

Arrivé en France, il découvre la bande dessinée francophone et la langue française. "J'ai trouvé cette langue magnifique, et j'ai découvert que le plaisir d'écrire et le plaisir de dessiner pouvait réaliser le débouché de toute une vie, alors j'ai commencé à rêver."

Fier de ce qu'il a accompli 

Aujourd'hui lorsqu'il regarde sa carrière, Enki Bilal est heureux. "Je ne regarde pas forcément derrière, mais je sais ce que j'ai accompli. Je trouve que c'est passé vite. J'oublie assez vite les choses que je trouves pesantes et inutiles."

Je me suis sûrement parfois trompé de direction, mais j'assume tout ce que j'ai fait.

Enki Bilal

à franceinfo


Le tome 2 de Bug est disponible aux éditions Casterman, en attendant la suite de cette saga.

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