Benjamin Biolay : "Je prends un plaisir complètement fou à être sur scène"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo, et se confie. Aujourd'hui, Benjamin Biolay, auteur-compositeur-interprète dont le nouvel album "Grand Prix" sort vendredi 26 juin.

Sous des abords sereins, Benjamin Biolay ressent une certaine appréhension pour la sortie de son nouvel album Grand Prix, ce qui est plutôt positif d’après lui : "Je suis quand même très angoissé et traqueur mais c’est plutôt bien d’avoir le trac". Il reconnaît que cet album est encore un virage dans sa carrière : "Je n’ai jamais l’impression d’être en ligne droite, c’est vrai qu’en fait chaque chanson est un virage pour moi".

J’ai eu envie d’un disque un peu plus dynamique, un peu plus euphorique au niveau de la musique, mais mes textes restent mes textes.

Benjamin Biolay

à franceinfo

De cet album il confie à Elodie Suigo qu’il est aussi important que les précédents : "Sincèrement à chaque fois que je fais un album, j’ai l’impression que c’est le premier, je me plonge toujours dans une sorte de virginité" et il souligne la particularité de ce nouveau bébé, "un album de groupe" avec ses vieux compagnons de route, Pierre Jaconelli, Johan Dalgaard et Philippe Entressangle. Un album où enfin il pose sa voix, précise, assumée : "Je savais que j’allais être obligé de chanter de manière généreuse et dans ces cas-là ma tendance, c’est de crooner".

L'album représente beaucoup de bonheur à faire de la musique.

Benjamin Biolay

à franceinfo

Benjamin Biolay raconte qu’il commence toujours par composer les mélodies puis vient le temps de mettre des mots, ce qui n’est pas forcément une mince affaire : "Musicalement, c’est un moment très euphorique, mais l’écriture des textes est un moment un peu plus douloureux et c’est vrai que chaque mot est pesé".

J’aime beaucoup la langue française, je n'ai jamais envie qu’elle soit banale dans mes chansons.

Benjamin Biolay

à franceinfo

Ce n’est pas un hasard si son nouvel album s’intitule Grand Prix : "Il y a une forme de mécanique de précision même s’il y a un grand lâchage et des prises de risque par moment", il aime la Formule 1 depuis tout petit et en explique la raison : "Les pilotes, les équipes, les mécaniciens, le destin des pilotes, leur passion surtout, leur passion dévorante qui me fait penser à l’amour en fait".

Cette passion se décline en hommages musicaux, notamment à l’endroit du jeune pilote Jules Bianchi dans le single Grand Prix qui est décédé en 2015 après un accident sur le circuit de Suzuka au japon. "J’ai trouvé ça injuste". Puis au pilote Ayrton Senna, triple champion du monde à la personnalité plus contrastée, lui aussi disparu lors d’un accident au Grand Prix de Saint-Marin à Bologne en 1994.

"Ma route"

Benjamin Biolay, lui, trace sa route et a réalisé son rêve d’enfant dans la chanson Ma route, celui de faire quelque chose qui lui plaît. "Et j’ai réussi, donc j’ai vraiment de la chance". La musique a "toujours été dans ma vie et puis à un moment je me suis attribué la musique, je me suis pris à apprendre la guitare tout seul, le piano tout seul et là je me suis rendu compte que c’était vraiment une passion". Il entre dans la lumière artistique en 2000 en co-écrivant avec son amie Keren Ann le titre Jardin d’hiver (interprété par Henri Salvador), une "compagnonne de route" qui participe à ce nouvel album et probablement aux prochains.

En attendant, intimidé par la scène à ses débuts, c'est désormais avec impatience que Benjamin Biolay attend d'y remonter pour une longue tournée en France : "Je prends un plaisir complètement fou à être sur scène". Sa tournée débute les 21 et 22 octobre à la Cité des congrès de Nantes, le 28 au Casino de Paris, le 29 à la Maroquinerie et le 30 à l’Olympia.

Vous êtes à nouveau en ligne