"Une femme aimée", d'Andreï Makine

Catherine II, qui a régné sur la Russie de 1762 à 1796, est à la fois une impératrice critiquée et admirée. Philosophe, stratège, diplomate, cette princesse protestante, née en Allemagne, avait un appétit sexuel hors du commun et mélangeait la douceur et la cruauté, en se débarrassant par exemple de son mari, Pierre III, au cours d'un coup d'État. C'est cette femme dont le Prix Goncourt Andreï Makine sonde le mystère dans son nouveau et lumineux roman.

Une femme aimée , d'Andreï Makine est publié aux éditions du Seuil (368 p., 21E) – Note : ***

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Résumé : Défendre cette femme. Effacer les clichés qui la
défigurent. Briser le masque que le mépris a scellé sur son visage. Aimer cette femme dont tant d'hommes n'ont su que convoiter
le corps et envier le pouvoir.

C'est cette passion qui anime le cinéaste russe Oleg
Erdmann, désireux de sonder le mystère de la Grande Catherine. Qui était-elle ?
Une cruelle Messaline russo-allemande aux penchants nymphomanes ? Une tsarine
clamant son "âme républicaine" ? La séductrice des philosophes, familière de
Voltaire et Diderot, Cagliostro et Casanova ? Derrière ce portrait, Erdmann
découvre le drame intime de Catherine. Depuis son premier amour brisé par les
intérêts dynastiques jusqu'au voyage secret qui devait la mener au-delà de la
comédie atroce de l'Histoire.

L'art de ce grand roman transcende la biographie.
L'effervescence du XVIIIe siècle européen se trouve confrontée à la violente
vitalité de la Russie moderne. La quête d'Erdmann révèle ainsi la véritable
liberté d'être et d'aimer.

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