"Retrouver Malraux", de Robert Poujade

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Pour la jeunesse de l’après-guerre Malraux était un héros. C’est ce que rappelle Robert Poujade, homme politique, premier ministre de l’environnement sous Pompidou, ancien maire de Dijon.

Robert Poujade a tenté de Retrouver Malraux , ministre de la culture, mais aussi écrivain engagé et libre, auteur d’une oeuvre qui a marqué le XXe siècle.

Retrouver Malraux , de Robert Poujade est publié par les éditions Pierre-Guillaume de Roux (288 p., 23€) Note : ****  

 

Mot de l'éditeur

Malraux (1901-1976), l’homme qui pressent le nihilisme à venir dès
1945, est plus que jamais l’homme de la situation… A l’heure de la
désaffection grandissante pour le politique, retrouver Malraux, c’est
retrouver - par-delà l’écrivain, gaulliste et l’homme de culture
sacralisé - l’autodidacte à l’épreuve des doutes et cependant capable de
transcender le destin et ses tragédies. Son crédo ? "Agir en homme de
pensée et penser en homme d’action". C’est Robert Poujade, ancien
ministre, qui parle. Il a rencontré Malraux à l’âge de vingt ans. L’un
des premiers à consacrer à l’écrivain un mémoire, il appartient à cette
espèce très rare de normalien : gaulliste et non pas sartrien... Car
l’époque d’après-guerre ne jure que par Sartre et Camus, oubliant
Malraux. Or son oeuvre nous révèle que c’est bel et bien lui qui a pensé
l’absurde avec Les Conquérants dix ans avant Camus et L’Homme révolté .
Mais sans récolter les mêmes lauriers… Sans verser non plus dans
l’endoctrinement utopique dont Sartre se fait le chantre. Peut-être
parce que Malraux est un aventurier permanent. Celui qui renonce bientôt
au roman pour privilégier une méditation sur l’art parce qu’il reflète
notre perpétuel état de métamorphose. Celui qui découvre le secret
dialogue des cultures et construit le Musée imaginaire. Celui qui
s’interroge sur le devenir de l’homme occidental alors que la carte du
monde se redessine, et que le big bang des civilisations va bientôt
éclater au profit sans doute de l’Asie du Sud-Est. Celui qui demeure un
inconditionnel du Général de Gaulle, y compris en pleine dérive de la
guerre d’Algérie. Signe particulier, celui que Poujade désigne comme le «
Che » de toute une génération d’après-guerre – ceux qui avaient 18 ans
en 1948-, ne sombre jamais dans l’idéologie manichéenne mais cultive ce
qui manque le plus à notre époque : le courage des grands enthousiasmes,
sinon des grandes illusions. Révérant plus que tout : la liberté de
l’esprit.
Adepte de la méthode d’Alain Finkielkraut (Le Coeur
intelligent
) ; Robert Poujade nous fait redécouvrir le cheminement moral
et intellectuel de Malraux à travers une oeuvre prophétique tout en
faisant la lumière sur son engagement politique réel et le rayonnement
incomparable de son personnage.

Normalien (Ulm), Robert Poujade milite à dix-huit ans au sein du
mouvement gaulliste. Premier ministre de l’Environnement nommé par Pompidou en 1971, il a été également maire de Dijon (1971-2001) et député de Côte-d’Or dès 1967. Il a notamment publié Avec De Gaulle et Pompidou (L’Archipel, 2011).

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