"Les deux écoles", d'Yves Viollier

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Il y a trente ans, la France était très divisée autour d'un projet de loi visant à intégrer les écoles privées à un grand service public. Le 24 juin 1984 a été le point culminant de cette tension. Le mouvement de l'École libre a organisé une manifestation monstre à Paris ce qui a entraîné le retrait du projet de loi par le président Mitterrand et contribué, en partie, au départ du premier ministre, Pierre Mauroy. A travers deux amis, l'un laïc et l'autre favorable à l'école privée, le célèbre romancier Yves Viollier retrace cette page d'histoire.

Les deux écoles , d'Yves Viollier est publié aux éditions Robert Laffont (263 p.) – Note : ***

Résumé : Sur fonds de débat entre école publique et privée, le grand roman de l'amitié.  

1984, un peu partout en France, les manifestations éclatent pour la défense de l'école libre... Pour Chrysostome Lhermite, ces événements font écho de manière insupportable à un lointain et douloureux passé, au temps de sa jeunesse ou déjà les clans s'affrontaient. Avec son voisin et ami, Louis Malidin, ils étaient alors liés comme les doigts de la main. Ils avaient vu le jour presque en même temps, peu avant la Première Guerre mondiale, dans deux fermes voisines d'un village de Vendée et ne s'étaient dès lors plus quittés.

Deux enfants espiègles et joyeux qui avaient fréquenté les bancs de la même école, deux jeunes adultes entreprenants et déterminés qui avaient décidé d'allier leurs efforts pour tirer le meilleur parti de leurs terres, deux amis inséparables et qui auraient dû le rester jusqu'à la mort.

Louis et Chrysostome se souciaient assez peu de politique et de religion dans un village ou l'on était pourtant censé prendre parti pour les Blancs ou pour les Rouges.

Tout a changé le jour ou le fils de Chrysostome a été tragiquement touché par une pierre lors d'une bagarre d'enfants de l'école laïque et de l'école libre. La pierre avait été lancée par le fils de Louis. Depuis ce jour funeste de 1937 et pendant près de cinquante ans, Louis et Chrysostome, séparés désormais par un mur bâti entre leurs deux propriétés, ne se sont plus adressé la parole, murés dans leurs certitudes et leurs rancoeurs.

Est-ce que rien n'a changé, cinquante ans après ? Ou 1984 va-t-il être, enfin, l'occasion de signer l'armistice ? Est-il possible de pardonner après si longtemps ? Une amitié peut-elle avoir raison des plus grands drames de l'existence ?

Trente ans après les grandes manifestations de 1984, Yves Viollier brosse le tableau des déchirures d'un siècle. Son livre est un bilan. Avec Les Deux Écoles, il livre une formidable leçon d'espérance et de tolérance, pleine de pudeur et d'humanité, à tous ceux qui pourraient douter du pouvoir guérisseur des sentiments.

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