"La carte du monde invisible", de Tash Aw

Les premières années de l’indépendance indonésienne ont été marquées par d’importantes violences.

C’est ce que rappelle le jeune écrivain d’origine malaise Tash Aw dans son deuxième roman qui met en scène deux frères ballotés entre passé et présent. Un livre éblouissant traduit dans de nombreux pays.

La carte du monde invisible , de Tash Aw traduit de l'anglais (Malaisie) par Anouk Neuhoff est publié par Robert Laffont (442 p., 22E)

 

 

Mot de l'éditeur

Indonésie, 1964 : "l'année de tous les
dangers". La vie d'Adam, un jeune Indonésien de 16 ans, bascule le jour
ou son père adoptif, Karl, peintre d'origine hollandaise, est enlevé
par les hommes du président Sukarno. Adam, déjà hanté par le souvenir de
son frère Johan, dont il a été séparé à l'orphelinat, quitte alors son
île idyllique et se rend à Jakarta pour retrouver celui qu'il considère
comme son vrai père. Il est aidé dans sa quête par une universitaire
américaine, Margaret, le grand amour de jeunesse de Karl, qui, à
l'instar de ce dernier, se sent aussi chez elle dans ce pays, que
Sukarno veut pourtant purger par le feu et le sang de toutes traces du
passé colonial.

L'auteur nous emmène dans les rues de Jakarta de plus en plus gagné par
le chaos, en compagnie de personnages hantés par cette question
lancinante, "Ou est ma maison ?". Passé et présent s'entremêlent dans
ce roman, épique lorsqu'il retrace l'histoire de l'Indonésie, et intime
lorsqu'il révèle avec sensibilité le passé des protagonistes. Si La Carte du monde invisible est un grand roman de la littérature postcoloniale, les thèmes qu'il aborde – l'identité, la mémoire – sont universels.

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