Fréderic Vitoux : "Les Désengagés"

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En 1968, toute la France était dans la rue. Et il fallait prendre partie. Pour ou contre, peu importe. Avec malice, Frédéric Vitoux, de l'Académie Française, raconte dans son nouveau roman l’histoire d’un couple qui, lui, ne veut réponde à aucun mot d’ordre. Totalement à contre-courant, ces désengagés sont deux êtres qui choisissent leur liberté et leur destin loin des foules.

 « Je me suis souvent demandé quels écrivains avaient été assez malchanceux pour publier un livre en avril ou mai 1968. Le point de départ – malicieux – des Désengagés est né de cette interrogation-là.

Se sont imposées à moi l’image d’un romancier à peine échappé de l’adolescence : Octave, solitaire, ombrageux, provocateur à l’occasion ; et celle d’une femme d’une quarantaine d’années, Marie-Thérèse, responsable littéraire d’une petite maison d’édition, qui aime et protège Octave tout autant qu’elle entend défendre le premier manuscrit qu’il lui a confié.

Les personnages de fiction n’engagent pas seulement un dialogue avec ceux qui les inventent ou ceux qui les lisent. Ils se répondent entre eux. D’un siècle à l’autre, parfois. Ainsi la comtesse du Mariage de Figaro nous annonce-t-elle la Maréchale du Chevalier à la rose d’Hofmannsthal, mis en musique par Richard Strauss.

Cette dernière filiation, j’ai tenu à la prolonger, sur un ton de comédie mélancolique, en rêvant d’une femme au crépuscule de sa beauté, et d’un jeune amant qu’elle va encourager secrètement à se libérer d’elle, à se désengager. »

(Fréderic Vitoux : "Les Désengagés" © Fayard)
 

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