"Dictionnaire du désir de la bonne chère" d'Alan Jones

Les français aiment tant la cuisine qu’ils l’ont mise en musique. C’est le cas d’un certain Lebas qui a publié "Le festin joyeux" en 1738. A partir de cette méthode, bien particulière, les marquises du XVIIIe siècle apprenaient en chantant les recettes à leurs cuisinières. Un peu comme Catherine Deneuve dans "Peau d’Ane".

Le danseur et gastronome Alan Jones a réorganisé ce texte oublié dans un merveilleux dictionnaire qui ressuscite des plats incroyables et un art de vivre, comme le souligne son éditeur Jean Pruvost.

Dictionnaire du désir de la bonne chère , est publié aux éditions Honoré Champion (539 p., 25,50E) Note : ****

Mot de l'éditeur

Le Dictionnaire du désir de la bonne chère s’adresse à tous
les lecteurs séduits par la gastronomie, en l’occurrence celle profondément
conviviale du Festin joyeux (1738) dans lequel J. Lebas décline en
chansons force recettes. "En chantant vous pourrez, Mesdames, enseigner à
faire des ragoûts et sausses", recettes présentées dans leur jus,
orthographe de l’époque comprise, et dont les mélodies sont gratuitement
offertes sur le site Honoré Champion. Les historiens de la gastronomie, les
musicologues et spécialistes de la danse, du théâtre et des mondanités ont
longtemps travaillé de manière isolée. Il fallait un livre les accueillant
tous, à table, au milieu de succulentes spécialités culinaires, pour savourer
des plaisirs gastronomiques méconnus. Parfois à bannir : par exemple, la
grenouille placée sous la langue de veau pour donner l’illusion d’un meuglement
au moment de servir la "tête de veau !" C’est avec un tact
érudit, en historien et en esthète des saveurs, dans le cadre d’une histoire de
la bonne chère (un mot expliqué dans l’ouvrage), qu’Alan Jones présente ici
plusieurs centaines de recettes. Sans oublier de nous initier à l’art des menus
et dessins de table, à la mode de l’Ancien Régime. Tous à vos nappes et
fourchettes ! En chantant dans la cuisine, recettes en main…

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