"De l'urgence d'être réactionnaire", d’Ivan Rioufol

Il ne faut pas avoir peur d’être réactionnaire. C’est ce qu’écrit l’éditorialiste du Figaro, Ivan Rioufol dans son nouveau livre. Pour l’essayiste, le réactionnaire est un démocrate déçu, de droite comme de gauche, qui ne fait plus confiance aux élites et aux partis, mais qui n’embrasse pas les extrêmes. Un livre décapant.

De l'urgence d'être réactionnaire , d’Ivan Rioufol est publié aux Presses Universitaires de France (187 p., 18E) – Note : ****

Résumé : Il y a urgence. À la veille de l’élection présidentielle, le
citoyen lucide ne doit plus craindre de se revendiquer littéralement
réactionnaire, c’est-à-dire de prêter son concours à des réactions politiques
destinées à éviter les désastres qu’annoncent les effondrements de
l’État-providence et de l’État-nation. La réalité le prouve : les
dirigeants se montrent incapables de s’extraire seuls du politiquement correct
qui empêche de nommer les choses et qui confond progrès et fuite en avant.
L’islam le plus radical est, en France, le principal bénéficiaire de cet
aveuglement. La France indignée, qui fulmine sur le Web, enjoint les élites de
se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Elle ne désire pas revenir à un
ancien monde. Elle entend défendre la modernité et l’humanisme, menacés par
l’enseignement de l’oubli et de la non-appartenance. Le réactionnaire du XXIe
siècle est un démocrate déçu et de plus en plus irrité, venu de la droite comme
de la gauche. La pensée conforme le croit irrécupérable et veut l’offrir à
Marine Le Pen. Le "néoréac" est, en réalité, en résonnance avec la
société civile qui a décidé de reprendre son destin en main. Il peut être le
socle politique d’une future Union nationale. Il est le nouveau moderne.

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