Les Plages du Débarquement

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Les commémorations du 70e anniversaire du Débarquement nous ont emmenés cette semaine sur les plages de Normandie.

Lieu d’histoire et lieu d’émotion ; LES Plages du débarquement forment, toutes ensemble, un lieu de mémoire. Un lieu situé sur les côtes normandes, plus précisément entre le Cotentin et l’embouchure de l’Orne, sur ce que l’on appelle la Côte de Nacre , face à la Manche !

Si le principe du débarquement allié a été évoqué par Winston Churchill dès 1940, le choix du lieu a pris plusieurs mois.

Des discussions sérieuses débutent en 1942 et l’année suivante le président Roosevelt nomme le général Eisenhower au poste de commandant suprême des forces alliées en Europe, devenant le chef de l’opération Overlord . Une fois la décision prise de débarquer sur les côtes françaises, il faut résoudre plusieurs problèmes. D’abord choisir un lieu qui ne soit pas trop éloigné des côtes anglaises, en évitant le Pas-de-Calais, trop évident. Une fois les côtes normandes désignées il faut trouver le bon jour, avec un clair de lune suffisant pour les parachutistes ET surtout : la bonne heure pour que les navires et les barges puissent approcher des plages à marée basse, en naviguant à travers les pièges tendus, dans l’eau.

Cette côte est découpée en cinq plages. A l’Ouest, entre Sainte Mère-Eglise et Port-en-Bessin, c’est le secteur américain avec deux plages : Utah et Omaha. A l’Est, entre Port-en-Bessin et Ouistreham, c’est le secteur Britannique avec trois plages : Gold, Juno et Sword. Ces noms de code ont été choisis par le commandement. C’est d’abord le général Bradley, le chef de la Première Armée américaine qui accepte les noms d’un Etat du sud-ouest des Etats-Unis : Utah ET d’une ville du Nebraska : Omaha . Deux lieux d’où sont originaires deux sous-officiers chargés des cartes murales, lors des briefings. Côté britannique, c’est le général Montgomery, en charge de toutes les forces terrestres, qui propose trois autres noms : Goldfish, Jellyfish et Swordfish, ce qui signifie : poisson rouge, méduse et espadon ; des noms finalement abrégés en Gold, Jelly et Sword. Seulement ce mot de Jelly qui désigne la gelée à l’aspect gélatineux, ne convient pas aux Canadiens. Un officier supérieur propose alors : Juno, qui est le prénom de sa femme. Cette fois les cinq noms sont définitifs, ils viennent d’entrer dans l’Histoire !