Vers une régulation du Bitcoin

Il faut créer un cadre juridique pour les monnaies virtuelles. C’est en tout cas ce que propose TRACFIN, la cellule anti-blanchiment de Bercy dans un rapport remis vendredi au ministre des Finances.

La monnaie virtuelle sous surveillance

Quand on parle de monnaie virtuelle, on parle essentiellement des bitcoins. Le bitcoin, c'est une monnaie électronique, crée en 2009 par un développeur informatique. Cet argent virtuel a une valeur et un cours. Pour en acheter, il  suffit d'aller sur une plateforme qui transforme vos euros en bitcoins. Aujourd'hui un bitcoin vaut environ 460 euros.

En pratique, pour l'instant, ce sont surtout des sites de ventes en lignes américains qui acceptent les règlements en bitcoins.

Mais les usages se développent : quelques commerces en France acceptent ces monnaies virtuelles. Ces monnaies virtuelles échappent pour l’instant à tout cadre juridique.

 

Pour le ministère des Finances, il faut donc limiter les risques pour les usagers et empêcher que ces monnaies virtuelles soient utilisées pour des activités illégales, comme du blanchiment d'argent.

 

Une des principales mesures proposées par Tracfin, c'est donc de lever l’anonymat des utilisateurs de bitcoin. Un faux problème d'aprés Pierre Noizat, cofondateur de Paymium start up spécialisée dans le bitcoin.

Pierre Noizat, cofondateur de Paymium
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Tracfin préconise également de taxer les plus-values réalisées via les bitcoins...et de les faire entrer dans l’assiette de l’ISF.

 

La principale banque du Portugal ravive le spectre de la crise financière.

Une banque en difficulté, qui en moins de 48h fait plonger les places boursières, de Lisbonne, Madrid et Milan…Ce n’est pas le scénario de noire de l’été 2008, mais ça y ressemble beaucoup et c’est ce qui vient de se passer.

En cause, la plus grande banque du Portugal, Espirito Santo. En un mois, l’établissement a perdu la moitié de sa valeur. A l'origine de ce trou d'air, il y a la révélation des pertes colossales de la holding qui chapeaute cette banque. Et le résultat, c'est qu'hier, l'autorité financière portugaise a du suspendre la cotation du groupe. La bourse de Lisbonne a perdu plus de 4%.

Car les inquiétudes des investisseurs sur cette banque ont fait ressurgir les craintes sur la dette souveraine du Portugal. La question de fond étant celle-ci : qui va payer au cas où cet établissement bancaire s'effondrerait ?

Aujourd'hui après toute une série de messages rassurants du gouvernement portugais, le calme est revenu à la Bourse de Lisbonne.

Il n’empêche pour Jésus Castillo, économiste chez Natixis, cet épisode est révélateur : les pays du sud de l’Europe n’en ont pas encore fini avec l'instabilité financière.

Jésus Castillo, économiste chez Natixis
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L’Etat va céder une partie du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac

C’est Bercy qui l’annonce : l’Etat qui détient 60% de la société de l’aéroport de Toulouse veut en effet vendre ses parts.

Alors le gouvernement promet que cette ouverture du capital ne changera en rien les exigences de service public de l’aéroport. Le nom de l’acquéreur devrait être connu à ’automne. Quant au montant de cette opération, il est trop tôt pour le dire, assure l’Agence des Participations de l’Etat.

Ce qui est sûr, c'est que gouvernement mène une stratégie de ventes de certains de ces actifs pour renflouer ses caisses.

L’année dernière, l'Etat a ainsi vendu 9,5% d'Aéroport de Paris au groupe de BTP Vinci et à l'assureur Predica. Une opération qui lui avait rapporté 738 millions d'euros. 

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