Siemens a-t-il encore ses chances?

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C'est ce que laisse entendre le gouvernement français.

Certes, le conseil
d'administration d'Alstom s'est prononcé à l'unanimité en faveur de l'offre de
l'américain General Electric. C'est à lui qu'il souhaite vendre sa branche énergie,
soit 70% de son activité. Mais pour le moment, rien n'est figé dans le
marbre. D'abord, les deux groupes ne sont pas entrés en négociation exclusive. Et
puis Alstom s'est engagé à examiner la proposition de Siemens jusqu'à la fin
mai, en tenant compte, notamment, des intérêts de l'Etat français.

Va-t-on assister à
une surenchère?

C'est probablement
ce qui va se passer. General Electric propose 12,3 milliards d'euros pour
racheter cette branche énergie d'Alstom. Siemens l'évalue de son côté entre
10,5 et 11 milliards d'euros. Mais ce n'est pas tout. Le groupe allemand
propose aussi de céder son activité transport au groupe français. Ses trains à
grande vitesse et ses locomotives. Et depuis ce matin, ses très rentables
métros, Lise Jolly.

A la Bourse de
Paris, l'action Alstom, recotée après plusieurs jours d'interruption, a fait
un bond de plus de 9%. A Francfort, l'action Siemens n'a pris que 0,9%.

BNP Paribas craint
d'être fortement sanctionnée par les Etats Unis.

Selon le Wall Street
journal, la banque française pourrait avoir à payer près de 2 milliards de
dollars pour avoir commercé avec l'Iran, Cuba et d'autres pays placés sous
embargo par les Etats Unis. C'est deux fois plus que les sommes provisionnées
par BNP Paribas dans l'attente du jugement. Le quotidien américain évoque également
la possibilité de sanctions individuelles contre des employés de la banque. Une
nouvelle mal accueillie à la Bourse où le titre a  dévissé de plus de 3%.

Air France-KLM
décroche le plus gros contrat de son histoire.

Un contrat à plus
d'un milliard de dollars remporté auprès d'Air China. Pour les quinze ans à venir, le
groupe franco-néerlandais va entretenir les avions de la compagnie chinoise, et
plus précisément, les moteurs de sa flotte de Boeing 777. Les opérations de
révisions seront réalisées sur le sol français. Le marché de la
maintenance, sur lequel Air France-KLM s'est lancé, est extrêmement florissant.
L'an dernier, le groupe a réalisé 1,3 milliards d'euros de chiffre d'affaire
dans ce domaine.

L'économie russe est entrée en
récession.

C'est ce qu'affirme le Fonds
monétaire international. Le FMI qui vient par ailleurs de revoir une nouvelle fois à la baisse sa
prévision de croissance pour la Russie. Et pas qu'un peu. Selon elle, le
produit intérieur brut russe n'augmentera que de 0,2% cette année, et non 1,3%
comme elle le pensait auparavant. Cette baisse de l'activité économique
a-t-elle un lieu direct avec les sanctions prises par les Occidentaux contre la
Russie dans le dossier ukrainien? Non, répond Julien Vercueil, maitre de
conférence en sciences économiques à l'Inalco et spécialiste de la Russie

L'économie russe rencontre des difficultés structurelles
depuis le milieu de l'année 2012 souligne également Julien Vercueil. 

 

 

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