Quelles pistes pour réformer les retraites?

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Copié dans le presse-papier !

La semaine prochaine, la conseillère d'Etat Yannick Moreau remettra son rapport sur l'avenir des retraites.

Une sorte de boite à outil dans laquelle le
gouvernement puisera des idées pour élaborer sa grande réforme prévue à
l'automne prochain. Mais à une semaine
de l'échéance, plusieurs pistes viennent de fuiter dans la presse via les
syndicats. Elles s'annoncent douloureuses.

La
première d'entre elles concerne la durée de cotisation.

La conseillère
d'Etat préconiserait d'allonger la durée de cotisation de 41,5 ans aujourd'hui à 44 ans en 2020. Mais ce n'est pas tout. Pour équilibrer le
système gravement déficitaire, Yannick Moreau mettrait tout le tout le monde à
contribution. Les retraités, les salariés et les employeurs. Le taux de CSG des
retraités, par exemple, pourrait être aligné sur celui des actifs : 7,5% contre
6,6. Pour les salariés, les salaires portés aux comptes pourraient être désindexés.
Quant aux employeurs, Yannick Moreau proposerait d'augmenter la cotisation
patronale.

Et puis
il y a cette piste qui risque de fortement mécontenter les syndicats de
fonctionnaires.

Pour supprimer en
partie les inégalités entre salariés du privé et les fonctionnaires, le rapport
Moreau préconiserait de calculer les pensions des fonctionnaires sur les 10
dernières années et non plus sur les 6 derniers mois. Explosif selon
l'économiste Philippe Crevel, spécialiste des retraites.

Le mode de calcul des retraites des
fonctionnaires sera un des éléments du débat confirme ce soir l'entourage du
Chef de l'Etat.

Dans l'actualité
éco, en bref : la commission
européenne entame une guerre commerciale sans précédent avec la Chine.

Malgré les menaces
de représailles, Bruxelles a pris sa décision. Elle va taxer les importations
de panneaux solaires chinois en Europe. Cela va se faire de façon progressive.
11,8% dès le 6 juin. Puis 47% en moyenne début aout. Une mesure d'urgence pour
aider les entreprises européennes, dont la plupart ont déjà mis la clef sous la
porte.

Et pendant ce
temps, la France est la destination préférée des riches touristes chinois.

Près de 3 millions
de chinois sont désormais millionnaires en dollars. Et c'est Paris qu'ils
rêvent de visiter en premier, devant les Etats-Unis, Singapour, la Suisse ou le
Royaume Uni selon une étude de la société Hurun Report. Motif : les boutiques
de luxe qui foisonnent dans la capitale.

C'est le cas
d'Hermès par exemple avec son célèbre carré de soie ou son sac Kelly. Hermès
dont la direction vient d'être modifiée.

Axel Dumas vient
d'être propulsé à la tête de l'emblématique marque de luxe française. Il va codiriger
le groupe aux côtés de l'actuel patron, Patrick Thomas, qui doit partir à la
retraite l'an prochain. Axel Dumas, 42 ans, est un héritier de la famille
Hermès,  issu de la sixième génération. Créée
à paris en 1837, la société emploie désormais 10.000 salariés, possède plus de
300 boutiques dans le monde et réalise 3,5 milliards d'euros de chiffre
d'affaire. Et surtout, elle est cotée depuis 20 ans en bourse.

Une
entrée en bourse qui a d'ailleurs permis au groupe LVMH de s'introduire en
douce dans le capital d'Hermès.

Au grand dam
d'Hermès qui estime que le groupe de luxe concurrent, dirigé par Bernard
Arnault, a agi de manière frauduleuse. L'une des batailles d'Axel Dumas sera
donc de récupérer les parts Hermès achetés par LVMH. Mais pour cela, il devra
rassembler la famille affirme Hubert Tassin, analyste financier.

Fin 2012, le numéro un mondial du luxe LVMH détenait 22,6%
du capital d'Hermès. La famille, elle, détient 72% des parts.