PSA Peugeot Citroën fait son retour dans la course, mais dérape en bourse

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L'action du groupe automobile a dévissé de plus de 6% à la clôture.

Façon pour les investisseurs
de dire qu'ils n'ont pas été conquis par la stratégie du nouveau patron, Carlos Tavares, pour
remettre PSA Peugeot Citroën au centre du jeu. Ou plus précisément, que son
plan ne vas pas assez vite. Mais on le sait, le temps des marchés est rarement
celui de l'Industrie.

En quoi
consiste-t-il ce plan de relance?

Carlos Tavares veut
que PSA Peugeot Citroën, qui a encore perdu 2,3 milliard l'an dernier,
redevienne rentable d'ici 2018. Comment? Et bien en
baissant les coûts de production et en augmentant les parts de marché à
l'international. L'une des ses idées fortes, c'est de diminuer fortement le
nombre de modèles produits par le groupe. De 45 aujourd'hui, ils vont passer à
26 d'ici 2020. Pour
Bernard Jullien, expert automobile au Gerpisa, c'est un très bon objectif.

Du côté des syndicats, la CGT dénonce une course aux profits
tandis que la CFTC se réjouie enfin d'avoir une feuille de route.

L'actu éco, c'est
aussi l'élargissement du chèque emploi service pour les petites entreprises.

C'est une des 50
mesures de simplifications annoncées ce matin. En septembre prochain, les
entreprises de moins de 20 salariés pourront embaucher des salariés en
utilisant le TESE, le titre emploi service Entreprise. En résumé, c'est
l'équivalent du chèque emploi service que les particuliers utilisent pour
recruter des salariés à domicile, par exemple des nounous, des femmes de ménage
ou pour du soutien scolaire. Cela permet donc de réduire toutes les formalités
liées à l'embauche dans un seul document. Jusqu'ici, le TESE était réservé aux
entreprises de moins de 10 salariés. En étendant son accès à celles de moins de
moins 20 salariés, le gouvernement espère à terme simplifier la vie de 2
millions d'entreprises.

Le gaz de schiste
polonais ne fait plus rêver les grands groupes pétroliers.

Après Exxon, Eni,
Talisman Oil et Marathon Oil, au tour de Total de jeter l'éponge. La compagnie
pétrolière française a en effet décidé de ne pas renouveler son unique licence
d'exploration de gaz de schiste en Pologne. Elle concernait le site de Chelm
dans le sud-est du pays.  Du gaz de
schiste, Total en a bien trouvé, mais elle juge le coût d'extraction beaucoup
trop cher. La multinationale met donc un terme à son aventure polonaise.

La Pologne n'est
donc pas l'eldorado attendu?

C'est vrai qu'il y
a trois ans, le pays avait été présenté comme le grenier à schiste de l'Europe,
entrainant une ruée des compagnies internationales pour explorer ce gaz non
conventionnel. Les explications de Thomas Porcher, professeur en Marché des
matières premières à l'ESG-Management School.

Aujourd'hui, seule la compagnie américaine Chevron continue
d'explorer le sous sol polonais à la recherche de gaz de schiste.

 

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