L'Allemagne devrait créer un smic au niveau national

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Annonce à contre cœur ce matin de la chancelière allemande.

Dans le cadre des
négociations pour former un nouveau gouvernement, Angela Merkel s'est dit prête
à céder sur cette exigence des sociaux démocrates : celle d'installer un
salaire minimal uniforme dans tout le pays. A moins d'un coup de théâtre, l'Allemagne
devrait donc avoir son smic. C'est une vraie révolution puisque aujourd'hui, il
n'existe pas un, mais des salaires minimum en Allemagne. Ils sont négociés par
le patronat et les syndicats dans certaines branches d'activités, mais pas
toutes.

A combien pourrait
être fixé le taux horaire minimum?

Rien n'est décidé
pour le moment, mais les sociaux démocrates militent pour l'établir à 8,50
euros l'heure. Soit
1190 euros mensuel pour 35 heures travaillées par semaine. Ce qui aurait un
impact énorme sur le pouvoir d'achat de très nombreux allemands estime Eric
Heyer, économiste à l'OFCE.

Bien évidemment, le patronat
allemand est vent debout contre l'instauration d'un smic généralisé dans tout
le pays. Il estime que cela va dégrader la compétitivité des entreprises et
donc du pays. Pour les pays voisins, en revanche, il s'agirait d'une excellente
nouvelle. La France, par exemple, aurait tout à y gagner explique Eric Heyer.

L'économie
française qui continue de détruire des emplois. Preuve à l'appui avec ces
nouveaux chiffres de défaillances d'entreprises.

Entre novembre
l'année dernière et octobre cette année, un peu plus de 62.000 entreprises ont
été placées en redressement ou en liquidation judiciaire. Soit presque autant
qu'au plus fort de la crise en 2009 affirme l'assureur Coface. Si on regarde les
chiffres par secteurs, c'est celui de la construction qui paye le plus lourd
tribut puisque il concentre à lui seul 30% du total des défaillances. Ce
secteur a toujours été très sensible à la conjoncture ("quand la bâtiment
va, tout va" dit le dicton), mais la nouveauté, c'est que de plus en plus
d'entreprises anciennes et de taille moyenne font défaut. C'est dramatique
confirme Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment.

Le président de la
Fédération française du bâtiment qui demande notamment que le prêt à taux zéro,
destiné à aider certains français qui achètent un logement pour la première
fois, soit étendu à un plus large public.

Une question
maintenant (qui a d'ailleurs un lien avec les défaillances d'entreprises) : qui
sont les plus mauvais payeurs parmi les grands groupes français.

Renault, Nexity et
SFR. Selon le classement du Médiateur inter entreprises et de l'association
patronale Croissance Plus dévoilé aujourd'hui, ces trois sociétés sont les plus
mal notées par les milliers de fournisseurs qui ont répondu au questionnaire.
En matière de qualité de la relation et de paiement des factures en temps et en
heure. A l'inverse, les trois premiers de la classe sont les groupes Legrand,
Schneider Electric et Dassault Aviation.

Les français
continuent de puiser sur leur livret A.

Au mois d'octobre,
les retraits ont été supérieurs aux retraits pour le deuxième mois consécutif. La
décollecte atteint 1,44 milliard d'euros, et même 1,54 milliard en incluant le
Livret de développement durable, également défiscalisé. La baisse de l'inflation à 0,6 %
pourrait théoriquement conduire à une nouvelle baisse du taux de rémunération
de ces livrets. De 1 % contre 1,25 % actuellement.

 

Vous êtes à nouveau en ligne