Jean-Marc Ayrault n'a pas convaincu les chefs d'entreprise

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Jean-Marc Ayrault a ouvert l'université d'été du Medef. C'est la première fois qu'un premier ministre en exercice se livrait à cet exercice. Il a prononcé un discours plutôt conciliant.

Devant les 4.000 chefs d'entreprise réunis à Jouy-en-Josas dans les Yvelines, le
Premier ministre a tenté de gommer les mauvais souvenirs liés à la campagne et
au début du quinquennat.

Taxation à 75% des
revenus supérieurs à un million d'euros, intervention musclée sur le plan de
départ volontaire chez Peugeot PSA et divergences lors de la grande conférence
sociale en juillet. Pendant 30 minutes, Jean Marc Ayrault a
promis de restaurer la compétitivité de l'économie française. Il a encouragé
les partenaires sociaux à
accélérer la négociation sur la sécurisation de l'emploi.

Visiblement, les
patrons n'ont pas été convaincus. A l'université d'été
du Medef, le reportage de Florent Guyotat.

On l'a bien
compris. Les emplois aidés ne plaisent pas vraiment aux patrons. Qu'a cela ne
tienne. Les premiers emplois d'avenir pourront être signés avant le 1er janvier
2013.

Le dispositif
destiné à aider les jeunes chômeurs a été détaillé ce midi par le gouvernement. Contrairement aux
emplois jeunes de l'ère Jospin, les 150 000 emplois d'avenir cibleront
uniquement les 16-25 ans sans diplômes, vivant dans des zones défavorisées. Ces
contrats en CDD ou CDI seront subventionnés à hauteur de 75% du smic sur une
durée comprise entre un et trois ans. Les employeurs viendront en priorité du
secteur associatif et de l'économie sociale et solidaire, et à la marge, du
secteur privé. Coût pour le
gouvernement : 1 milliard et demi d'euros en rythme de croisière. Comment ces
contrats vont-il être financés ?

La réponse du
ministre du travail Michel Sapin

Cette première
mesure d'urgence sera suivie d'un projet plus ambitieux : la création de
500.000 contrats de génération en 2013 pour encourager l'embauche des jeunes
CDI et le maintien de l'emploi des seniors. Le dispositif fera l'objet d'une
négociation avec les syndicats.

500 à 600 postes
administratifs supprimés chez Carrefour.

C'est ce que la
direction du groupe a annoncé mercredi soir aux syndicats lors d'un comité
extraordinaire. La réduction des
effectifs se fera uniquement par un plan de  départs volontaires indiquent la CGT et la
CFDT. Carrefour, qui
emploie 400.000 personnes dans le monde, 115.000 en France - est en pleine restructuration. Les parts de marché
de ses hypermarchés français ne cessent de baisser. Le nouveau PDG du
groupe Georges Plassat dévoilera demain jeudi les résultats du premier semestre
et, à cette occasion, l'ampleur des mesures d'économie à réaliser.

Un grand chantier
naval allemand met la clef sous la porte

Les chantiers P unt
S situés à Stralsund sur la Baltique. Malgré un carnet de
commande bien rempli, le groupe n'a pas réussi à obtenir des aides publiques
supplémentaires. 1800 salariés vont
se retrouver sur le carreau.

 

Comme le Crédit
Agricole, la Société Générale cherche à se débarrasser de sa filiale grecque

La banque a entamé
des discussions avec la banque du Pirée pour revendre Geniki, qu'elle détient à
99% et qui selon certains experts lui aurait couté 1 milliard d'euros. Selon la
presse grecque, ces discussions pourraient déboucher sur un accord d'ici la fin
de la semaine.

 

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