Michel Pouzol : "Personne n'est à l'abri de la précarité"

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Michel Pouzol, député de l'Essonne, se raconte dans Député, pour que ça change, aux éditions du Cherche-midi. Avant d'être député, il a connu l'extrême précarité, a vécu dans un taudis, de petits boulots, et s'est surendetté.

Député, pour que ça change

"*Cinq ans auparavant, je prenais ma carte au Parti
socialiste après un meeting de campagne présidentielle animé par François
Hollande. Ségolène Royal était la candidate du Parti socialiste.

Cinq ans plus tôt, j'arrivais en Essonne, à Brétigny-sur-Orge. Ma femme, nos
enfants et moi-même venions de quitter mon petit appartement parisien pour nous
réfugier dans un cabanon de 25 m2,
sans confort, en bordure de forêt. Ce n'était pas vraiment un choix, juste un toit
fragile pour éviter la rue.*

Endetté, intermittent, chômeur puis rmiste, notre vie basculait dans le vide,
la précarité, les petits boulots et le désespoir au quotidien... Mon épouse attendait
un enfant, difficile d'y entrevoir une chance, au-delà du cadeau que
s'apprêtait à nous faire la vie. Nous n'avions plus rien. Et une seule
préoccupation : ne pas couler complètement.
"

L'idée de départ

L'idée du livre est venue de sollicitation, mais Michel
Pouzol n'était pas convaincu et ne voulait pas en faire sa carte de visite. "Je
suis un député et j'ai été élu non pas sur mon histoire, mais sur un programme
politique, sur des idées. J'avais un doute, mais il a été balayé par la
réactions des gens.
"

Michel Pouzol voulait dire ce qu'est concrètement la
précarité, ce que cela veut dire de vivre au RMI dans des conditions sans
confort. "Ce sont des choses qui existent et ce ne sont pas simplement de
grandes idées.
"

La légitimité

Ce n'est pas parce que l'on a connu la précarité que l'on
est le mieux placé pour en parler, estime Michel Pouzol. "Ma légitimité
ce n'est pas mon parcours, elle vient du vote des concitoyens. Mais cela
me permet, sur certains sujets, de pouvoir dire les choses d'une manière
différente de ce qui se dit aujourd'hui.
"

"L'histoire interpelle tellement que l'on prend au
moins la peine de m'écouter, mais cela ne veut pas dire que l'on prendra mes
solutions.
"

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