Les salariés TRW se mobilisent contre la délocalisation

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Les salariés de l'usine TRW de Longvic promise à la fermeture dans la banlieue de Dijon (Côte-d'Or) ont manifesté jeudi en Pologne, à Czechowice et Czestochowa, où une partie de leur production d'équipements automobiles doit être délocalisée.

La décision de délocalisation en Pologne et en Italie a été
annoncée en mars 2013, explique Christophe Depierre, membre de
l'intersyndicale de TRW. "On a décidé de mettre la pression
plusieurs fois. Nous sommes allés en Allemagne, en Belgique... et là notre voyage
a été réussi en tout point. Les copains ont été choqués par les conditions de
travail au sein des usines polonaises de TRW, qui a, soi-disant une charte de
bonne conduite.
"

La confrontation entre les salariés français et les salariés
polonais s'est relativement bien passée. "Nous reviendront en février
pour avoir des conversations et des entretiens plus approfondis maintenant qu'ils
savent que l'on ne vient pas récupérer notre travail.
"

Les salariés polonais avaient eu des consignes afin qu'ils
ne rencontrent pas et ne parlent pas aux salariés de TRW France. "Ils
ont été menacés par leur direction et devant les entreprises il y avait des
gardiens. Mais, ils ont bien vu que l'on était pacifique.
"  Les salariés français ont expliqués aux
Polonais qu'ils devaient se battre pour leurs droits, qu'ils devaient se faire
payer ce qui leur était dû et qu'ils ne devaient pas attendre pour réagir.