Le geek de A à Zeid : OTT

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Tout l'été avec Jean Zeid, France Info décrypte les expressions issues des nouvelles technologies et qui se sont peu à peu imposées. Le mot du jour : OTT.

OTT pour "Over The Top". Rien à voir avec un état général relevant du bonheur et généralement causé par une bonne nouvelle ou une bonne action. Non, l’anglicisme Over The Top se réfère plutôt au monde des écrans. L’expression désigne un service par contournement, une offre hors fournisseur d'accès à internet. Audio, vidéo et autres médias circulant dans les tuyaux des fournisseurs d’accès, mais ne relevant pas de leur responsabilité, peuvent être désignés "Over The Top".

L’exemple le plus parlant, c’est celui de YouTube, succès mondial de l’OTT, une plateforme qui s’est imposée en quelques années comme le principal fournisseur de contenus audiovisuels sur le Web. Une bonne fortune qui est d’abord passée par les jeunes avant de déferler sur toutes les générations. YouTube qui est même perçu aujourd’hui comme un réseau social, au même titre que Facebook, lui-même devenu une plateforme de diffusion vidéo.

Le service Molotov se lance dans l'aventure "Over The Top"

Le dernier exemple populaire et mondialisé en date s’appelle Netflix. D’ailleurs, le service de SVOD qui affronte souvent les fournisseurs d’accès sur le terrain du débit. Très gourmand, les OTT rechignent pourtant à passer à la caisse pour payer des tuyaux capable de supporter films, clips et séries. En France, le service Molotov vient lui aussi de se lancer dans l’aventure "Over The Top". Sa promesse : réinventer la télé, rien que ça, à la manière d’un Spotify de la télévision, une plateforme qui permet de piocher "à la carte" parmi les programmes en direct ou en replay. Il faut dire que pour ces secteurs de la télévision et de la vidéo, les projections sont alléchantes : les revenus de l'OTT devraient plus que doubler d'ici 2021.

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