Stagiaires : de nouvelles règles plus protectrices

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Vous avez peut-être un enfant qui est en stage en ce moment dans une entreprise. Chaque année, un million de jeunes se frottent ainsi au marché du travail. Stagiaire ne veut pas dire corvéable à merci. Le statut a d’ailleurs été réformé pour éviter les abus.

 S’il demeure précaire, depuis le vote de la loi à l’Assemblée nationale le 26 juin dernier, le statut du stagiaire est mieux protégé. Désormais, la durée maximale de sa convention est limitée. Le texte est catégorique : pas plus de six mois dans la même entreprise, c’est un moyen de lutter contre le travail déguisé en stage.

Autre nouveauté, le stagiaire bénéficie des mêmes droits que le reste du personnel : accès à la cantine, tickets restaurant ou encore remboursement des frais de transport, idem en cas de grossesse ou de paternité, le stagiaire peut là aussi obtenir des congés d’une durée équivalente à celle prévue pour les salariés.

Une réforme inachevée

Autre avancée, qui n’est pas négligeable quand on est étudiant, elle concerne la rémunération : elle devient obligatoire au bout de deux mois de stage, et non de trois comme le prévoyait précédemment la loi. L’indemnité est, en prime, revue à la hausse, elle passe de 436 euros à 523 euros par mois. Cette augmentation ne sera malheureusement applicable qu’au 1er septembre.

Plus avantageuse, cette réforme demeure toutefois incomplète. En effet, l’autre volet du texte, censé limiter le nombre de stagiaires à 10% de l’effectif total d’une entreprise avec une amende de 2.000 euros en cas d’infraction n’est toujours pas entrée en application un an après avoir été voté.

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