Le décryptage éco. Tourisme : vers une saison en fanfare

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À quelques jours du premier pont de l’année, celui de l’Ascension, les professionnels du tourisme notent  une forte augmentation des réservations pour ce mois de mai, mais aussi pour cet été. La saison pourrait même être meilleure qu’en 2019. Le décryptage de Fanny Guinochet.

Dès l’annonce de la levée des restrictions sanitaires, les Français ont tout de suite cherché à partir, à prendre l’air. Pour l’Ascension, les Gîtes de France enregistrent des taux d’occupation historiques, autour de 90-95%,  et ce malgré la météo mitigée qui s’annonce. Idem ou presque pour le week-end de la Pentecôte, la demande est  très soutenue, autour de 80 %. Pierre et Vacances note, aussi pour ces ponts du mois de mai, des taux exceptionnels de remplissage  de près de 100% dans de nombreuses résidences.  

Tous les voyants sont aussi au vert pour cet été et pour l’instant, les réservations en juillet sont plus importantes qu’en août. Plus de 80% concernent la France : surtout les bords de mer, en Bretagne, en Normandie, la côte Atlantique, la Méditerranée. La montagne tire aussi très bien son épingle du jeu. De quoi réconforter les professionnels après une saison d’hiver difficile. Et tous notent des durées de séjours plus longues, alors qu’avant la crise, les réservations étaient plus fractionnées. Cela s’explique : les Français qui travaillent ont pu accumuler des jours de congés, qu’ils entendent bien poser cet été. Certains anticipent aussi de continuer en télétravail ou même en chômage partiel.  

Les Français ont mis de l’argent de côté  

Selon un récent sondage Ipsos et d'Alliance France Tourisme, grâce à leur épargne, 20 % des Français envisagent de dépenser plus que d’habitude pour partir et plus de la moitié prévoit de maintenir le budget habituel de vacances, autour de 1 400 euros en moyenne pour une quinzaine de jours. Et c'est une bonne nouvelle pour notre économie, car le tourisme, c’est 10% du PIB du pays et trois millions d’emplois.

La seule inquiétude des professionnels est de ne pas trouver le personnel adéquat : selon eux, 100 000 personnes ont quitté le secteur. Après des mois de fermeture, ils ont trouvé des postes dans d’autres filières, ou se sont reconvertis. Ce manque de main-d’œuvre pourrait freiner la reprise. 

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