Le décryptage éco. Confinement : "le quoi qu'il en coûte" va s'intensifier

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l’État va continuer à dépenser pour ce deuxième confinement. Le décryptage de Fanny Guinochet.

Pour ce deuxième confinement, plus souple, "l'économie ne doit ni s’arrêter, ni s’effondrer" a expliqué Emmanuel Macron.

Pour soutenir entreprises et salariés le gouvernement va continuer à déployer l’arsenal mis en place en mars/avril : le chômage partiell’exonération de charges, mais aussi le fonds de solidarité qui peut verser jusqu’à 10 000 euros par mois aux petites sociétés en difficulté. Sans oublier les prêts garantis par l’État qui ont déjà permis à 600 000 entreprises de renflouer leur trésorerie.  

Pour "protéger l’économie", peu importe donc le montant de l’addition, peu importe le prix, l’État va continuer à dépenser. Autant dire que le budget en discussion à l’Assemblée nationale est totalement obsolète. Le gouvernement envisage d’ailleurs de présenter dès mercredi prochain un 4e budget rectificatif pour 2020, qui prendra en compte ce nouveau tour de vis sanitaire.  

Plan spécial pour les commerçants et d'autres secteurs

Ce plan sera détaillé jeudi 29 par Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, mais on sait déjà que la principale mesure concernera les loyers, qui restent une charge fixe alors même que l’entreprise, ou le commerce est fermé. Pour les secteurs les plus touchés, Bercy va mettre en place un système de crédits d’impôt : les propriétaires de baux commerciaux qui accepteront de baisser ou d’annuler, le loyer à leur locataire pendant au moins trois mois bénéficieront d’un coup de pouce fiscal Le montant de ce crédit d’impôts sera précisé tout à l’heure et ce dispositif de soutien supplémentaire sera évidemment une nouvelle dépense à intégrer aux finances publiques.  

Les comptes de l’Etat sont un puits sans fond

Tout cela donne le tournis aux économistes. L’un d’entre eux, Patrick Artus, directeur de la recherche chez Natixis, a par exemple tenté d’évaluer le coût financier d’une vie épargnée par le 1er confinement. Le calcul n’est pas politiquement correct, et je vous passe le détail de ses modélisations, que vous pouvez lire dans le journal Le Monde, mais au printemps, selon lui, chaque vie sauvée aurait "coûté" six millions d’euros à l’économie française.

Hier soir, Emmanuel Macron a parlé "du juste équilibre à trouver entre économie et sanitaire". en concluant : "Il ne faut jamais perdre de vue un principe intangible : rien n’est plus important que la vie humaine."      

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