Le décryptage éco. L’un des défis de la rentrée et crainte de l’exécutif : l’explosion du chômage des jeunes

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La "génération Covid" arrivent sur le marché du travail. Ils sont 700 000.

Une rentrée un peu particulière pour les jeunes qui cherchent un emploi ou un contrat en alternance. On estime qu’il y a 700 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail : on les appelle la  "génération Covid". Décrocher un emploi, même un CDD, un contrat à durée déterminée est particulièrement difficile pour eux. L’activité reprend doucement, les plans sociaux se multiplient et la situation sanitaire n’est pas stabilisée, conséquence : les chefs d’entreprise n’ont pas de visibilité pour s’engager.

Même les plus diplômés, qui d’habitude trouvent sans problème, galèrent. Dans une tribune que franceinfo publie lundi matin avec le site Aef info, des patrons de grands groupes promettent de se mobiliser pour prendre des jeunes en apprentissage mais l’enjeu, c’est aussi de sensibiliser les petites entreprises. C’est pour ça que le gouvernement le martèle aux patrons : on vous aide, mais en échange : embauchez des jeunes, ne différez pas vos recrutements, évitons une génération sacrifiée, évitons une génération chômage.

Le gouvernement a sorti l’artillerie lourde 

Il n’a pas attendu le plan de relance qui sera présenté jeudi pour dévoiler ses mesures en direction des jeunes. Il a déjà prévu un éventail d’aides aux entreprises
qui peuvent aller, selon l’âge du jeune ou le type de contrat, entre 4 000 et 8 000 euros. Ça rappelle évidemment  "les emplois-jeunes" que Lionel Jospin avait mis en place en 1997 la philosophie est la même. Mieux vaut un jeune en contrat aidé, en entreprise, en apprentissage, en formation, plutôt qu’un jeune qui reste chez lui et pointe à Pôle emploi.

D’ailleurs, le gouvernement renforce les effectifs de Pôle emploi pour faire face à l’afflux de demandeurs d’emplois et parmi les 2 800 nouveaux conseillers, la moitié s’occuperont justement des moins de 25 ans. Il faut dire que le chômage des jeunes augmente deux fois plus vite que le reste de la population. Déjà avant la crise du Covid, la France avait du mal à les intégrer mais le taux de chômage des moins de 25 ans avait tendance à diminuer : on était passé à la fin de l’année dernière en dessous des 20 % . Là, malheureusement on a de nouveau explosé les compteurs. C’est une bombe à retardement économique mais aussi sociale
car, en France, un jeune sur cinq, est en situation de pauvreté.

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