Le décryptage éco. Les services de partage de vélos et voitures se développent

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A Paris, il y a en ce moment le salon Autonomy, spécialisé sur les déplacements urbains. Les services de partage des vélos et voitures, se développent rapidement en France.

C’est ce qu’on appelle "le free floating". C’est différent des vélib, ou des autolib, ces vélos ou voitures que l’on prend à une borne et que l’on repose à une autre borne. La nouveauté avec le free floating, c’est que ce sont des systèmes en libre service : le vélo ou la voiture que l’on prend, on le repose où on veut. Tout passe par une application que l’on télécharge sur son mobile, qui permet de localiser et de débloquer le véhicule.

Avec la pollution dans les villes, les limites qui sont mises sur les voitures - on le voit à Paris avec les voies sur Berges -, les difficultés de stationnement, le free floating connaît une croissance incroyable en Europe mais aussi en Chine. C’est une tendance de fond.

A Paris, il y a un système de scooters sur ce modèle

La société Cityscoot a été la première à proposer des scooters sans borne dans la capitale. C’est une start-up française qui connaît un joli succès : elle revendique déjà 55 000 clients, a levé 15 millions d’euros, et prévoit d’être bientôt à l’équilibre. Elle se lancera bientôt à Nice et dans plusieurs autres villes en France. Mais elle a déjà des concurrents, une société allemande filiale de Bosch vient d’arriver ; et il va y en avoir d’autres, des Américains, des Espagnols…

Et le free-floating se développe aussi beaucoup pour les vélos. A Paris, mais aussi dans plusieurs villes de France, des entreprises se disputent déjà le marché des vélos en libre service, et pas des petites ! Le Français Indigo, le leader des parkings, vient de lancer sa flotte de vélos. Et on attend bientôt à un géant chinois, la société Ofo ; qui n’est pas une petite TPE, 3 ans après sa création à Pékin, Ofo est valorisée à un milliard d’euros !

Une vraie aspiration citoyenne

Les gens n’arrivent pas à circuler, à se garer. Mais le business est aussi porté par des préoccupations écologiques, la plupart des véhicules proposés sont électriques. A Madrid, où 1000 voitures sans bornes ont été déployées par PSA et Daimler, une étude a démontré qu’une voiture partagée remplace 8 voitures de particuliers ! C’est aussi une autre façon de consommer, on préfère louer plutôt qu’acheter.

Mais, le problème c’est que "le free floating" risque d’être victime de son succès, s’il y a trop a trop de véhicules sur les trottoirs et dans les rues, cela va aller à l’encontre de la philosophie recherchée ! C’est d’ailleurs une des inquiétudes de la Mairie de Paris. On ne voit pas comment Anne Hidalgo ne régulerait pas ce marché !

Le chiffre du jour

8 Français sur 10 sont favorables à ce que l’on renforce le contrôle des chômeurs. C’est ce que montre un sondage IFOP-l’Opinion- pour la fondation Spinoza. Et c’est une vraie évolution culturelle : ce score aurait été impensable il y a quelques années !