Le décryptage éco. Les opérateurs de transport espèrent un coup de main de l’État dans le plan de relance

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La fréquentation des voyageurs dans les transports collectifs a beaucoup chuté suite à l'épidémie de coronavirus, au confinement et au télétravail.

RATP, SNCF, les opérateurs de bus, tramways, de train demandent de l’aide au gouvernement.  Avec la crise du coronavirus, ils enregistrent de lourdes pertes. Ils ont peur de ne pas s’en remettre.
Avec l’épidémie, plus le confinement, la fréquentation des voyageurs dans les transports collectifs a beaucoup chuté. Et aujourd’hui encore, avec le télétravail, l’attrait du vélo, mais aussi la crainte du virus, vous êtes nettement moins nombreux à prendre le métro, le bus, le tramway. Ça dépend des lignes, mais en moyenne, en Île-de-France, on compte, en ce moment, 40% d’usagers en moins par rapport à la normale. Même le RER A, la ligne la plus fréquentée d’Europe, est un peu moins chargée.

Un impact catastrophique sur les recettes

Dans la région parisienne, sur la part que versent les entreprises qui participent aux transports de leurs salariés , la RATP et la SNCF ont perdu plus d’un milliard d’euros cette année.  En plus, les touristes, notamment étrangers ne sont pas revenus : 80 % en moins pour les liaisons desservant les aéroports. Résultat : selon l’Union des transports publics, le syndicat patronal du secteur, on est à 4 milliards d’euros en moins cette année dans l’hexagone. D’où cet appel à l’aide, pour que l’État sauve le secteur. 

Une avance remboursable demandée

Ces derniers jours, le Premier ministre a multiplié les discussions avec les opérateurs mais aussi les élus. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, demande au gouvernement une avance remboursable,
un peu comme l’exécutif l’a fait avec Air France. L’idée, c’est d’avancer de l’argent qu' Île-de-France mobilité, l’opérateur (qui gère les transports) rembourserait sur du très long terme. Ça éviterait une hausse des prix des tickets qui serait très mal perçue et puis, aussi ca permettrait de continuer à investir pour rénover le réseau. Celui-ci est vieillissant et a bien besoin d’un coup de neuf.

Le gouvernement n’a pas encore donné son accord mais il y a peu de chances qu’il laisse complètement tomber ce secteur stratégique, ces "mobilités" du quotidien, comme on dit, surtout à un moment où il veut mettre plus d’écologie. Demain, le gouvernement présente son plan de relance, il y aura des choses concernant les transports car à priori, le plan de relance n’a pas pour vocation de renflouer les comptes des régions ou des transporteurs mis à mal par l’épidémie. Son ambition est plutôt à lancer de grands investissements d’avenir, de dessiner les orientations économiques de la France de 2030.

 

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