Le décryptage éco. Les inégalités ont augmenté au début du quinquennat d'Emmanuel Macron, selon l'Insee

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Diminution des APL, suppression des emplois aidés... Selon l'Insee, les inégalités se sont creusées en 2018, conséquence des premières mesures prises par Emmanuel Macron.

Selon une étude de l'Insee publiée mercredi 9 septembre, les inégalités ont progressé en 2018 en France au début du quinquennat d'Emmanuel Macron. D'après cette étude, cela s’explique en partie par la baisse de certaines prestations sociales : la diminution de cinq euros des APL (aides personnalisées au logement) qu’Emmanuel Macron a appliquée en arrivant au pouvoir. C’était l’une des premières mesures de son mandat. Selon l’Insee, elle a eu un vrai impact sur le revenu des plus fragiles. Même constat avec la suppression des milliers d’emplois aidés, ces contrats financés en partie par l’État dans les associations ou les collectivités.

Le niveau de vie des plus aisés a, lui, progressé   

C’est bien une France à deux vitesses que dessine l’Insee. Avec d'un côté presque neuf millions et demi de pauvres en 2018, qui vivent avec un peu plus de 1 000 euros par mois selon la définition de l'institut de statistique. De l'autre côté, les plus riches, qui eux, ont vu leur niveau de vie s’améliorer grâce à des revenus financiers plus élevés et une meilleure rémunération des dividendes.

Autre enseignement, sans surprise, de cette étude : le chômage est un facteur déterminant de la pauvreté. Selon l'Insee, 37% des chômeurs sont statistiquement pauvres, contre 8 % des personnes en activité . L'écart fait froid dans le dos, alors que les plans sociaux se multiplient et qu’on s’attend à une forte progression du chômage d’ici la fin de l’année à cause de la crise sanitaire.

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