Le décryptage éco. Le déconfinement version taxi et VTC va ressembler à quoi ?

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Il y a de nombreuses inquiétudes pour la reprise. Les clients vont éviter tous les transports collectifs, les bus, les métros mais aussi les taxis et les véhicules avec chauffeurs. Le décryptage de Fanny Guinochet ("L''Express").

À quoi ressemblera le déconfinement dans les taxis ou les VTC ? La plateforme Uber a présenté ses premières mesures de précautions.

En prévision du 11 mai, le géant américain va distribuer gratuitement des masques à ses chauffeurs mais aussi à ses livreurs Uber Eat. Le groupe prévoit aussi de leur fournir des kits de nettoyage, avec des lingettes désinfectantes. Et dans les VTC, les véhicules, Uber invite ses chauffeurs à installer des parois de séparation en PVC ou en plexiglas, entre les places avant et la banquette arrière. la marque remboursera 50 euros aux chauffeurs qui mettront ces protections. La plateforme va aussi passer un partenariat avec l’enseigne Norauto pour que les chauffeurs puissent nettoyer à un tarif préférentiel tous les jours, et complètement leur véhicule Ils pourront bénéficier, à bas prix, d’un traitement antibactérien des conduits de ventilation, mais aussi d'un traitement anti-virus de l'habitacle de leur voiture. Uber ne dit pas si ces mesures de protection vont être répercutées sur le prix des courses. Il y a peu de risques, toutefois, que la plateforme n’augmente ses tarifs car l’objectif pour Uber comme pour les taxis, c’est surtout, de faire revenir à bord, les clients, coûte que coûte.  

Uber perd de l’argent pendant le confinement

La baisse de chiffre d’affaires avoisinerait les 80%; autant dire une mauvaise nouvelle pour la firme qui n’est toujours pas rentable. Certes, pendant cette crise, Uber a essayé de limiter la casse, en proposant un service de livraisons de colis entre particuliers en permettant aussi aux commerçants de poursuivre leur activité en livrant leurs clients via la plateforme Uber Eat. Mais, ça ne suffit pas à compenser le trafic habituel, l’épidémie c’est un sacré trou d’air pour Uber et pas seulement en France. La chute d’activité est telle que ça pourrait même remettre en cause le modèle de plateforme de VTC. 

Car, en plus, il y a de nombreuses inquiétudes pour la reprise. Selon les analystes des mobilités comme le virus ne sera pas éradiqué tout de suite, les clients vont éviter, quand ils le peuvent, tous les transports collectifs, les bus, les métros mais aussi les taxis et les véhicules avec chauffeurs. Ils vont surtout privilégier les modes de circulation individuels. Le vélo, la trottinette et surtout la voiture risquent d’être les grands gagnants du monde d’après. En Chine, quand l’activité a repris, les gens ont préféré leur voiture, et on a vu le retour des embouteillages.

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