Le décryptage éco. Emmanuel Macron programme la fin des aides aux entreprises

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Emmanuel Macron, dans son interview à la presse régionale, jeudi 29 avril, a tenu à rassurer les Français, tout en évoquant la fin du "quoi qu’il en coûte". Le décryptage  de Fanny Guinochet

Pour le chômage partiel, qui concerne encore près de 2,5 millions de salariés du privé, Emmanuel Macron promet de le maintenir au même niveau qu’aujourd’hui en mai et aussi en juin prochain. C’est la nouveauté, le chef de l’État rajoute un mois par rapport à ce qui était prévu jusqu’alors. Pour rappel, aujourd’hui, le chômage partiel est pris en charge totalement par l’État dans les filières très affectées par la crise, comme les restaurants et les commerces fermés, alors que pour les autres secteurs, le reste à charge pour les entreprises est de 15%. Pour autant, le chef de l'Etat confirme une sortie "en sifflets" du dispositif, c’est à dire un désengagement progressif de l’État, à partir de début juillet. Sans en donner les modalités précises.  

En ce qui concerne la fin progressive des aides du fonds de solidarité des entreprises, là aussi, le soutien va se poursuivre, mais le montant des aides va diminuer progressivement en fonction de la reprise d’activité mais aussi en fonction des secteurs. Emmanuel Macron répond ainsi à une demande du patronat qui militait pour que la fin du soutien aux entreprises ne soit pas trop uniforme et rassure des filières, comme l’aéronautique, ou l’aérien qui vont mettre du temps à retrouver leurs niveaux d’activité d’avant crise.  

Promesse : pas d’augmentation d’impôts  

Les impôts ne vont pas augmenter. Ni pour les particuliers, ni pour les entreprises. Et cette précision est importante alors qu’aux États-Unis, Joe Biden vient d’annoncer une taxation des plus riches pour aider les plus modestes. L’idée d’un impôt sur les plus hauts revenus pour relancer l’économie fait son chemin un peu partout dans le monde, y compris en France. Comme pour enfoncer le clou, Emmanuel Macron défend dans son interview sa politique fiscale depuis son arrivée à l’Élysée, notamment la suppression de l’ISF, l’impôt sur la fortune, remplacé en 2018 par l’impot sur la fortune immobilière, l’IFI.

Même si l’IFI rapporte grosso modo deux fois moins que  l’ISF – 2 milliards d’euros, contre les 5 milliards d’euros annuels –, pas question de revenir dessus, dit Emmanuel Macron. Un message adressé aux oppositions de gauche qui comptent bien remettre ce sujet au cœur de la campagne présidentielle. 

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