Le décryptage éco. Des indicateurs au vert pour l'économie française, sans conséquences heureuses pour les Français

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Les prévisions économiques pour la France en 2018 sont plutôt bonnes, d'après l'Insee. Mais le premier semestre risque d'être ralenti à cause de l'augmentation des prix des carburants et du tabac du début d'année.

L’Insee a présenté ses prévisions pour 2018. Elles sont plutôt bonnes. On reste dans la tendance de l’année 2017, qui a signé le retour d’une croissance solide et régulière en France. Autour de +2,0% en moyenne annuelle, un niveau qu’on n’avait pas connu depuis 2011. Pour 2018, les indicateurs restent au vert
Mais attention, dit l’Insee, le rythme va un peu ralentir notamment au premier semestre où la croissance française devrait connaître un léger coup de frein. Cela tient à quoi ? Essentiellement au pouvoir d’achat des ménages. Selon les statisticiens, ce dernier risque de baisser légèrement au premier trimestre, notamment à cause des augmentations du prix du tabac et des carburants en ce début d’année.  Les Français qui ont beaucoup investi l’année dernière - dans l’immobilier notamment -, vont un peu plus puiser dans leur épargne.

Cette croissance n'entraînera pas plus de pouvoir d’achat 

Il faudra attendre l’automne pour retrouver un peu de marge dans les porte-monnaies. Là encore, cela s’explique par la fiscalité. Le gouvernement a promis de supprimer la taxe habitation en octobre prochain. Au total, ce seront trois milliards d'euros qui seront distribués aux Français. Et les salariés du privé auront des cotisations sociales en moins à payer – une partie a déjà été retirée en janvier, la seconde et dernière tranche le sera en octobre – ce qui va entraîner une petite hausse des salaires sur les fiches de paie. Mais en attendant, la grogne autour du pouvoir d’achat monte et c’est bien pour tenter de la calmer que le gouvernement a lâché du lest : Édouard Philippe annoncé mardi que 100 000 retraités supplémentaires ne seraient pas concernés par l’augmentation de la CSG.

Décevant du côté du chômage

Certes, les entreprises vont continuer à embaucher mais le taux de chômage va rester élevé : 8,9%. Les créations de postes absorberont, mais sans plus, l’augmentation de la population active. Le chômage ne devrait plus baisser, explique l’Insee, aussi parce que les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver les profils adéquats pour les postes. Selon l’Insee, plus d’un employeur sur trois se plaint d’avoir des difficultés de recrutement. Ils refusent alors des contrats et des marchés. Cette pénurie de compétences pourrait être un vrai frein à la croissance.Tout comme les tensions géopolitiques : la politique protectionniste de Trump pourrait, à cet égard, par exemple, réduire les potentialités.

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