Le décryptage éco. Covid-19 : les Français rêvent d'une maison à la campagne

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Depuis le déconfinement, les professionnels du secteur observent une tendance nouvelle : certains habitants quittent leur appartement de centre-ville pour les maisons de banlieue.

Le coronavirus a rebattu les cartes de l'immobilier.  On commence à voir quelques tendances se dessiner grâce aux données que viennent de publier les notaires. Sans surprise, après le confinement, on rêve d’espace et de verdure. Les citadins souhaitent un jardin et une ouverture sur l’extérieur. D’ailleurs, un balcon ou une terrasse augmente déjà de plus de 8% le tarif d'un appartement. Le prix des maisons, lui, s’envole. Pour en trouver une, les Français sont prêts à élargir leur périmètre et à s’éloigner plus du centre-ville qu’auparavant.

Cette tendance est très marquée en région parisienne. Pour la première fois depuis 2007, les prix en banlieue augmentent plus que ceux de la capitale. À Paris intra-muros, les notaires tablent sur une hausse moyenne des tarifs de 6,5 %, contre 9 % en petite couronne. Dans certaines communes, la flambée est spectaculaire avec par exemple +18% à Colombes ou +21% à Sartrouville.  

La revanche de la banlieue ?

De nombreuses villes moyennes autour des grandes métropoles pourraient vite gagner des habitants car elles captent une clientèle de citadins prêts à vendre leur appartement du centre pour un pavillon avec jardin. Elles attirent aussi les acquéreurs de résidence secondaire. Quand on pousse encore plus loin, des régions qui avaient déjà du succès voient leur cote s’envoler. C’est le cas par exemple de la Bretagne, de la Normandie, ou même du Perche. Attention toutefois : les professionnels anticipent une baisse du nombre d’acquéreurs dans les mois à venir. La demande va se tasser, selon eux.

Plus difficile de décrocher un prêt

Mais avec la crise économique provoquée par le Covid-19, les banques sont plus frileuses et durcissent leurs conditions d'emprunts. La perte d'emploi va de plus exclure des acheteurs potentiels. À Toulouse, par exemple, le marché est resté dynamique cet été mais les notaires s’attendent à une baisse du volume des transactions, car des gens vont perdre leur emploi dans l’aéronautique, grosse activité de la ville. Il n’empêche, l’immobilier a encore de beaux jours devant lui. En période de crise, la pierre reste une valeur refuge dans laquelle les ménages fortunés vont continuer d’investir. Pour les Français, c’est un placement sûr, surtout que les taux de crédit restent encore bas.

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