Le décryptage éco. Après sa relaxe dans l'affaire Tapie, les défis qui attendent Stéphane Richard à la tête d'Orange

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Dans l’affaire de l’arbitrage Tapie, le patron d’Orange a été relaxé. Stéphane Richard reste à la tête de l’entreprise de télécom. Le groupe va bien mais doit faire face à des enjeux importants. Le décryptage de Fanny Guinochet ("L'Opinion").

Le patron d’Orange Stéphane Richard a été relaxé dans l'affaire Tapie. Ce qui rassure le groupe. Un groupe qui doit faire face à des enjeux importants. Il va plutôt bien, en tout cas nettement mieux que lorsque Stéphane Richard est arrivé il y a presque dix ans, à la tête de l’opérateur télécom. L’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde avait alors trouvé une entreprise très déstabilisée, très secouée par la vague de suicides. Il avait du faire face à ce malaise. 

Le procès France Télécom est en cours 

Didier Lombard, le prédécesseur de Stéphane Richard, doit justement rendre des comptes. Il est accusé de harcèlement moral. Selon plusieurs syndicats, après cette période traumatique, Stéphane Richard a réussi à pacifier l’entreprise à rétablir la confiance des personnels Il a remis sur pied ce groupe de plus de 100 000 personnes. D’où le soulagement en interne, pour les salariés à l’annonce de cette relaxe, leur patron reste en poste. S’il avait été condamné, Stéphane Richard aurait probablement dû démissionner.  

5G, fibre, développement international, domotique... 

Le défi de demain pour Orange, c’est la préparation de l’arrivée de la 5G où Orange compte bien être leader. Les licences 5G ne seront attribuées que l’année prochaine, mais Orange a d’ores et déjà obtenu l’autorisation d’utiliser en France plus d’une centaine de stations expérimentales La marque a donc de l’avance sur ses concurrents Bouygues télécom ou SFR. Orange est aussi en plein déploiement de la fibre où le groupe compte désormais 2,5 millions de clients. C’est une progression de près de 30% en un an ! L’enseigne attire alors même que la concurrence sur ce segment est rude.  

Le chiffre d’affaires se maintient et le bilan de Stéphane Richard est positif, mais le dirigeant va devoir plancher sur un nouveau plan stratégique. Il va probablement encore intensifier la présence d’Orange sur le continent africain et au Moyen-Orient, où le chiffre d’affaires a enregistré une hausse de 5% l’année dernière. L’Afrique, c’est vraiment le marché porteur pour l’opérateur. Le continent sera bientôt plus rémunérateur pour le groupe de télécom que l’Europe. En France, où c’est plus rude notamment pour la téléphonie, Orange va continuer de miser sur la diversification de ses activités, sur les objets connectés notamment, sur la domotique. Le groupe a aussi misé sur les services bancaires via Orange Bank, créée en 2017 mais qui pour l’instant n’est toujours pas rentable.

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