Le décryptage éco. Altice en route pour la bourse américaine

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Le groupe de médias et télécommunications Altice prépare son entrée en bourse à New York.

Le groupe Altice, propriétaire de SFR, franchit une étape supplémentaire vers son entrée à la bourse de New York. Lundi 12 juin, l’entreprise fondée et dirigée par Patrick Drahi a détaillé les modalités de l’opération. L’homme d’affaires ne fait pas dans la demi-mesure.

Altice Usa est la filiale américaine de la multinationale des médias et des télécoms. Son introduction en bourse sera la plus importante de l’année dans le secteur des hautes technologies aux Etats-Unis, après celle de Snapchat, l'application de partage photos et vidéo, au mois de mars. L’opération valorisera Altice Usa à quelque 21,5 milliards de dollars (19 milliards d'euros). Ne manque plus que la validation définitive de l’opération par les autorités de marchés américaines.

Faire grossir la filiale américaine

Altice USA est jeune, née il y a à peine deux ans suite au rachat des câblo-opérateurs Cablevison et Suddenlick pour 27 milliards de dollars. L’entrée en bourse doit permettre de lever les fonds nécessaires au remboursement d'une partie de cette dette. Le nouvel ensemble est aujourd’hui le quatrième câblo-opérateur aux Etats-Unis, désormais deuxième marché mondial du groupe, dont le siège est toujours basé aux Pays-Bas. Cette aventure américaine est complémentaire avec les ambitions européennes de Patrick Drahi. En matière de régulation des télécoms et des services, Altice jouit aux Etats-Unis d’une liberté totale pour y développer son empire, contrairement au marché européen beaucoup plus corseté.

On parle aussi d’un possible rapprochement avec Charter Communication, fournisseur de télévision par câble, téléphonie et de internet très haut débit à six millions de clients dans une trentaine d’Etats américains. Rapprochement aussi, peut-être, avec Verizon qui a récemment mis la main sur les activités internet de Yahoo.  L'appétit ne faiblit pas.

Pendant ce temps, en France...

Ce plan est en marche. L'objectif est de supprimer un tiers des effectifs  (jusqu’à 5 000 postes). Le dispositif va s’accélérer début juillet avec un plan de départs volontaires. Le projet d’accord vient d'être signé par les syndicats à l’exception de la CGT. Les mesures d'accompagnement prévoient une indemnité de deux à trois mois de salaire par année d’ancienneté, un congé de reclassement jusqu’à 20 mois avec possibilité de retour dans l’entreprise.

Une restructuration pleinement assumée par le patron opérationnel, Michel Combes, pour être plus rentable, mieux organisé et redorer le blason d'un opérateur qui a déçu beaucoup de clients. Le plan d’Altice passe aussi par là.