INFO FRANCEINFO. La SNCF envisage un prix plafond pour les billets de TGV

S'il est adopté, ce prix plafond ne s’appliquera qu'à la seconde classe, mais sur tous les TGV, que ce soit les trains Ouigo ou les InOui.

Un prix plafond sur les tarifs des billets de TGV ? Pour l’instant, la SNCF n'est qu'au stade de la réflexion, mais l'idée serait d'instaurer un tarif maximum sur les principaux trajets TGV, un prix référentiel que la compagnie s’engagera à ne pas dépasser quel que soit le moment où vous réservez votre billet, ou celui où vous voyagez… Même si c’est un jour de grand départ, vous ne paierez pas plus que ce montant affiché : vous saurez à quoi vous en tenir !

S'il est adopté, ce prix plafond ne s’appliquera qu'à la seconde classe, mais tous les TGV, que ce soit les Ouigo ou les InOui, seront concernés. L'entreprise ferroviaire veut en finir avec la perception du train trop cher. Cet été, la SNCF a d’ailleurs déjà baissé ses prix sur quatre millions de billets, et envisage même de réduire, voire abandonner, son fameux principe du "plus on réserve tôt, moins le billet est cher".

Faire revenir la clientèle après la crise

La SNCF veut rassurer ses clients. Sans tabou, elle promet de tout mettre à plat pour fournir dès la fin de l’année prochaine un nouveau référentiel, mieux adapté aux pics de la demande. Pour cela, elle lance une vaste consultation interne auprès des cheminots, mais aussi des usagers ou des associations.

Son objectif est de faire revenir la clientèle au plus vite. En effet, avec la crise du Covid-19, la fréquentation des trains a plongé. Si on prend le reconfinement de cet automne, par exemple, l'entreprise a dû supprimer 70% de son trafic. Et chose qui n’était jamais arrivée depuis 40 ans que le TGV existe : la demande a baissé. Or, le TGV c’est la locomotive de la SNCF. Jean Pierre Farandou, PDG de la SNCF, le répète : "Pour que le groupe aille bien, il faut que le TGV aille mieux." Il faut donc attirer les voyageurs, et, le prix reste déterminant, crucial pour une clientèle de particuliers, surtout en période de crise économique.

Côté voyage d'affaires, c'est également très difficile. Avec le télétravail qui s'installe et les confinements, les déplacements professionnels ont eux aussi chuté. La crainte de la compagnie, c'est que cette tendance s’installe à l’avenir. Pour la SNCF, la clientèle affaires est stratégique. Sur les TGV les voyages business représentent près d'un tiers du trafic mais lui rapportent presque la moitié des recettes. Pour les faire revenir, outre les prix, la SNCF mise sur le numérique : elle va lancer une seule et nouvelle application qui centralisera tous ses services, pour plus d’informations en temps réel aux voyageurs. Le mot est à la mode, un peu galvaudé, mais la compagnie cherche à "se réinventer". Et elle n’a pas vraiment le choix : pour 2020, elle anticipe déjà cinq milliards d'euros de pertes.

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