Des villes s’engagent contre le réchauffement climatique

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Ce matin, c’est au tour des villes du monde entier de prendre des engagements contre le réchauffement climatique. Un sommet des élus locaux se tient à Paris dans le cadre de la COP21, quelles sont les villes pionnières en la matière ?

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Il y en a maintenant beaucoup et sur les cinq continents, tout simplement parce que de plus en plus d’élus prennent la mesure des défis colossaux qui les attendent, des défis d’abord démographiques puisque la population urbaine sur la planète va doubler dans les trente ans qui viennent. On peut même dire que les villes sont entrées dans l’ère de la grande transformation et que ces bouleversements sont en passe de changer notre vie quotidienne ainsi que celle de milliards d’individus. L’urbanisation, les transports, l’énergie, l’habitat, l’environnement, mais aussi les services grâce à la révolution numérique, se réinventent sous nos yeux et cet immense chantier représentera le plus gros marché des vingt prochaines années.

Alors vous m’avait demandé des exemples, j’aurais pu vous emmener en Asie où naissent des villes nouvelles qu’on appelle  "smartcities", comme en Corée du Sud ou à Singapour. Des villes où tout est repensé pour limiter au maximum les déplacements.  Mais j’ai choisi de vous emmener en Europe, et d’abord à Copenhague.  La capitale danoise, avec ces 1million 200 000 habitants, est un laboratoire de la ville du futur, alliant à la fois qualité de vie et respect de l’environnement.

Concrètement, comment ça se manifeste ?

A Copenhague, il y a certes des éoliennes, des programmes vraiment ambitieux d’économies d’énergie, mais tout sera bientôt connecté : le cœur de la stratégie de la mairie, c’est d’équiper de capteurs tout le mobilier urbain, du lampadaire à la poubelle, mais aussi bientôt les automobiles. A chaque fois, il s’agit d’optimiser, les poubelles ne sont vidées que quand elles sont pleines, les éclairages sont modulés en fonction de l’heure et de la météo, les habitants sont invités à prendre des itinéraires bis ou leur vélo en cas de risque de saturation du trafic et la place libre de parking la plus proche pour garer son véhicule apparaîtra bientôt sur le smartphone des conducteurs. Des entreprises comme Cisco ou Hitachi sont engagées dans cette transformation à bases de données, de méga-données même et d’informations partagées avec le plus grand nombre sur des plateformes numériques.   

Il y a d’autres villes pionnières en Europe

Comme Barcelone par exemple, qui a mis en œuvre un vaste dispositif participatif et démocratique qui permet à la fois une émulation et une accélération du processus. Ou exemple moins connu Bristol, la vielle cité britannique, capitale verte de l’Europe en 2015, Bristol veut être la première ville de l’après pétrole et se targue déjà d’avoir le plus faible taux d’émission de carbone par habitant de toutes les villes britanniques, grâce à un très ambitieux programme d’isolation de l’habitat, d’équipement des écoles en panneaux solaires – si si il y a du soleil au Royaume Uni – et dans ce pays libéral, le maire n’a pas hésité  à créer une compagnie municipale de gaz et d’électricité  "low carbon", et il y a même des potagers dans des éco-quartiers du centre-ville !  Comme quoi avec de la volonté politique, une participation active des citoyens, et quelques moyens, les villes peuvent vraiment changer notre quotidien. Ça devrait donner à réfléchir non ?

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