Chèque énergie : le gouvernement réfléchit à donner un coup de pouce

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le chèque énergie, qui permet à de nombreux Français de préserver leur pouvoir d’achat, pourrait être revaloriser dans les prochaines semaines. Quelles sont les pistes du gouvernement ? Le décryptage éco de Fanny Guinochet.

Le chèque énergie est envoyé une fois par an et vous pouvez l'utiliser directement par courrier ou en ligne pour payer vos dépenses d'électricité, de gaz, de fioul, et même de bois. Il n'est pas encaissable à la banque.

Mais, attention, tous les Français n'en bénéficient pas, ce chèque énergie est attribué aux plus modestes. Il est calculé en fonction du montant des ressources du foyer, de sa composition aussi. Par exemple, pour en bénéficier une personne seule ne doit pas toucher plus de 10 800 euros de revenu annuel. Le montant moyen du chèque énergie est de 150 euros mais il peut atteindre 277 euros.

Plusieurs pistes à l'étude

Quelles sont les pistes sur lesquelles travaille le gouvernement ? Tout d'abord, il peut élargir le nombre de bénéficiaires. Mais cette option n'a pas les faveurs de Bercy : le nombre de Français qui le touchent ayant déjà été multiplié par deux sous ce quinquennat. Il y a trois ans, en 2018, près de 3,6 millions de ménages le touchaient, mais après la crise des "gilets jaunes", près de six millions de ménages y ont eu accès. Aller encore au-delà n'est pas tenable, selon Bercy.

L'autre possibilité est d'augmenter le montant de ce chèque énergie, en lui donnant un petit coup de pouce supplémentaire, temporairement, le temps de passer l'hiver, là où les dépenses de chauffage sont les plus élevées. Reste toutefois à définir où mettre le curseur car aujourd'hui, le chèque énergie coûte 900 millions d'euros par an aux finances publiques. Ces pistes sont sur la table, et rien n'est encore arbitré assure le gouvernement. 

Des réflexions qui traduisent l'inquiétude du gouvernement

L'exécutif sait que les dépenses de carburant, de chauffage sont très sensibles politiquement, surtout à quelques mois de l'élection présidentielle. L'énergie constitue une des principales dépenses contraintes des ménages, qui ne peuvent passer outre. Le gouvernement est d'autant plus attentif que c'est ce qui avait d'ailleurs déclenché la crise des "gilets jaunes". 

Il est vrai que les tarifs réglementés du gaz, par exemple, ont beaucoup augmenté ces derniers mois : + 8% début septembre, après une hausse de près de 10% en juillet, et de 5% en août. C'est d'ailleurs à cause de cette flambée que l'inflation pourrait dépasser les 2%, cette année.

Vous êtes à nouveau en ligne