Le débrief politique. Macron-Poutine : reset diplomatique au sommet

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François Fillon chez les juges, Mélenchon chez Manuel Valls et le PS qui ne sait plus où il habite. Tout ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité politique du lundi 29 mai avec Yaël Goosz. 

Macron et Poutine dans le château du Roi Soleil 

Le château de Versailles a été le théâtre d'une sorte de reset diplomatique au sommet lundi 29 mai.  Vous avez aimé la poignée de main virile avec Donald Trump, vous allez adorer l'exégèse du contact entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, marchant dans les pas de Pierre Le Grand et Louis XIV.  300 ans après le grand voyage du tsar à la cour du roi soleil. Au-delà des mots, les deux présidents se sont retrouvés sur le poids du symbole : Versailles c'est le château du Roi Soleil, le lieu de la toute puissance politique. Le cadre a impressionné Vladimir Poutine, paraît-il. Et pourtant, Macron est loin d'avoir été le choix numéro un de Poutine durant la campagne. Il y a eu les honneurs accordés à Marine le Pen, reçue au Kremlin, et avant cela un communiqué pour dire tout le bien qu'il pensait de François Fillon après sa victoire à la primaire de la droite et du centre.  Mais tout cela, c'est déjà de l'histoire ancienne pour le Sarthois. Le temps présent, c'est celui de la justice. François Fillon était lundi matin au TGI de Paris, dans les locaux du pôle financier. Son avocat n'a fait aucun commentaire. En somme, il est resté mutique comme son client, François Fillon. 

Une peine pour Thomas Thevenoud, une plainte pour Jean-Luc Mélenchon  

Pour Thomas Thevenoud, l'argument de la phobie administrative fait pschitt !
Le secrétaire d'Etat le plus éphémère de la 5ème République est condamné à 3 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Jean-Luc Mélenchon, lui, est visé par une plainte déposée par Bernard Cazeneuve. Pas encore de condamnation, mais déjà une plainte contre Jean-Luc Mélenchon. La semaine en dernière en meeting, il avait présenté Bernard Cazeneuve, comme le "gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse", un militant écologiste tué en 2014 sur le barrage de Sivens. Bernard Cazeneuve, en visite à Villeurbanne (Rhône) lundi après-midi pour soutenir Najat Vallaud-Belkacem, candidate aux législatives, a fait part de son "dégoût" au micro de franceinfo. 

Le PS broie du noir avant les législatives 

Pour reprendre l'expression chère à Jean-Luc Mélenchon,  le PS ne veut pas finir broyé dans le casse noix "En Marche / Insoumis". Jean-Christophe Cambadélis promet un appel du 18 juin, au soir du 2ème tour. Et s'il perd à Paris, ce sera très difficile pour lui de rester à la tête de Solférino, il n'est même pas sûr que les socialistes aient suffisamment de députés pour constituer un groupe à l'Assemblée. On parle d'un nouveau nom, d'une direction collégiale, pourquoi pas d'une mise en vente du siège historique, indépendamment des autres initiatives en cours à gauche. 

Car la décomposition du Parti socialiste semble s'accélérer.  Anne Hidalgo veut muscler son jeu avec son collectif baptisé "Dès demain". Et Benoît Hamon a déjà un calendrier bien rempli. Alors qu'il bataille pour sauver son siège de député dans les Yvelines, l'ex-candidat prépare la suite. Franceinfo est en mesure de vous révéler que le 21 juin, on verra Benoît Hamon à Bruxelles, aux côtés du Premier ministre Grec, Alexis Tsipras, et du ministre-président wallon Paul Magnette.
Le 1er juillet, Benoît Hamon sera à Paris, précisément sur la pelouse de Reuilly pour lancer un nouveau mouvement qui compte déjà 11.800 inscrits sur le site.
L'objectif, c'est constituer un vivier solide pour présenter des candidats aux élections intermédiaires, en lien avec les écolos et le PC. Et le PS dans tout ça ? Ce n'est plus le sujet.

La note du débrief 

16 sur 20 pour le déhanché endiablé du maire d'Alfortville, Luc Carvounas, candidat et porte-parole du PS pour les législatives. La vidéo qui montre un impressionnant mouvement de corps d'avant en arrière a été retweetée des milliers de fois depuis samedi. 215.000 personnes l'ont visionnée.

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