Le débrief politique. Les pros et anti-Ménard en sont venus aux mains à Béziers

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Une bagarre a éclaté mardi 18 octobre à l'ouverture de la séance du conseil municipal de Béziers. Robert Ménard, le maire apparenté FN, entendait faire adopter une délibération pour organiser un référendum contre l'accueil de 40 migrants de Calais dans sa ville.

Bagarre à la mairie de Béziers

Dans la salle du conseil municipal de Béziers, les pros et anti-Ménard en sont venus aux mains. La bagarre a éclaté vers 18h30, selon les informations de notre reporter Julie Marie-Leconte, qui étaitsur place. Tensions provoquées par l'ordre du jour du conseil puisque Robert Ménard, le maire, apparenté FN, veut organiser le 8 janvier prochain, un référendum local. Question posée aux Biterrois : "Approuvez-vous l'installation de nouveaux migrants, imposée par l'État sans consultation ?"

Une provocation de plus après les affiches placardées dans le centre-ville. "L'Etat nous les impose... Ils arrivent". C'est le slogan de cette campagne d'affichage. Robert Ménard persiste et signe. Et les opposants manifestent, à l'image de Dolorès Coquet, conseillère municipale et régionale PS. "C’est une consultation illégale, qui contrevient au principe républicain de fraternité, qui ne devrait pas avoir lieu", réagit l’élue PS au micro de Julie Marie-Leconte.

Robert Ménard fait l'objet d'une enquête ouverte par le parquet pour provocation à la haine raciale. Quant à son référendum, il est illégal.

Emmanuel Macron randonne dans les rues de Montpellier

À Strasbourg, c'était la France "qui subit". Au Mans, la France "qui choisit" et ce mardi soir à Montpellier, c’est la France "qui unit". Avec un détour dans les quartiers populaires de Montpellier, à La Mosson.

Et on guettera évidemment les allusions à François Hollande, puisque récemment, dans Challenges, Emmanuel Macron a durement critiqué son concept de "présidence normale".

François Hollande, plus que jamais seul en son palais

Il a tellement fait de confidences acides sur ses proches dans le livre Un président ne devrait pas dire ça de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, que certains se rebiffent. Dernière réaction courroucée, celle de Jean-Marc Ayrault : "Un président ne devrait pas dire ça. La réponse est dans le titre, c'est la seule chose intéressante du livre". Fin de citation. Il a évidemment mal pris les confidences "en on" du président sur son passage à Matignon : "Jean-Marc Ayrault est tellement loyal qu'il est inaudible..."

À droite, la primaire est toujours un sport de combat

Après la belle photo des sept samouraïs, en arc de cercle, jeudi 13 octobre sur le plateau de TF1, la bataille Sarkozy / Juppé reprend de plus belle sur la question des investitures. C'est l'info du débrief. Dès lundi 17 octobre, devant ses lieutenants, Nicolas Sarkozy a sonné la charge : "Gouverner avec Bayrou, je ne suis pas d'accord !"

Alain Juppé est accusé de double trahison. Primo d'avoir dénaturé la primaire en l'ouvrant à d'autres électeurs que ceux de la droite. Deuzio, d'être prêt à brader aux centristes de 100 à 150 fauteuils de députés. Offrir des circonscriptions à Bayrou, le traître de 2012, c'est inadmissible ! Voilà en substance le raisonnement de Nicolas Sarkozy. "Si la droite n'a plus la majorité absolue à cause de ce groupe centriste, alors Juppé nous fera revenir à la 4e République", a confié à franceinfo un ténor sarkozyste.

Réponse du camp Juppé ? Pure intox de campagne, nous dit-on. Ça a même fait l'objet d'un débat tendu ce mardi matin en réunion de groupe LR à l'Assemblée. "Leurs chiffres sortent de nulle part !" explique un poids lourd de l'équipe Juppé. "Il faudra bien faire de la place aux alliés, et Sarko le sait très bien !" En réalité, on parle de 45 circonscriptions négociables.

La note du debrief

Un 16 sur 20 pour Bruno Le Roux, le patron des députés PS. Pour sa loyauté envers François Hollande, malgré la tempête ? Non... 16 sur 20 pour son imagination fiscale ! Le groupe PS va déposer un amendement au projet de loi de finances pour exonérer d'impôt sur le revenu les primes perçues par les champions olympiques et paralympiques des Jeux de Rio cet été. Pourquoi ce régime de faveur ? "En témoignage de la reconnaissance de la nation envers la performance qu'ils ont accomplie..."

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