Le débrief politique. Hamon peine à décoller et compte ses soutiens

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Emmanuel Macron moissonne, Benoît Hamon s'étonne, et les communistes bougonnent. Tout ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité politique du mercredi 8 mars avec Yaël Goosz. 

Un socialiste de plus rallie Macron... et non Hamon 

Benoît Hamon peine à faire décoller sa campagne. Il est piégé par le recours au vote utile contre Marine Le Pen. Mercredi matin, d'ailleurs, sur France Inter, Bertrand Delanoe a annoncé qu'il choisissait Emmanuel Macron.  Les "progressistes", au-delà du PS mais avec le PS, Manuel Valls en auraît rêvé,
Emmanuel Macron est en train de le faire. L'équipe du candidat d'En Marche ! s'attend maintenant à voir s'enchaîner d'autres ralliements. Bientôt sans doute Jean-Yves Le Drian. Ce serait une prise décisive auprès d'un candidat qui manque de figure régalienne capée sur les questions de défense ou de politique étrangère. Et face à ces vents contraires, Benoît Hamon tente de faire bonne figure et retient surtout que si "l'ancien maire de Paris soutien Macron", Anne Hidalgo, "l'actuelle maire de Paris soutient Hamon."  Et il ironise sur  tous ces "oiseaux migrateurs qui veulent se faire une place au chaud." Des migrations que François Hollande tente de retenir. 

Hollande tente de maintenir la cohésion 

L'impossible pack gouvernemental, c'est pourtant l'image qu'a voulu donner le Président ce midi en conseil des ministres en lançant un appel  par la voix de Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement. "Au gouvernement y a des gens de partis différents mais ça doit rester un lieu de cohésion parce qu'on être présents pour les Français jusqu'au bout" a indiqué Stéphane Le Foll. On parle donc de cohésion face au FN, ni Hamon ni Macron pour l'instant. C'est cocasse dans la bouche d'un Le Foll qui lui-même est à deux doigts de rejoindre En Marche !  A peine le conseil terminé, la campagne reprend dans la cour de l'Elysée. "Ça ne fait mystère pour personne, moi je soutiens Benoît Hamon, le candidat de la gauche" lance Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education, aux journalistes. Manuel Valls, lui, réunira à nouveau ses soutiens mardi prochain. Il n'y aura pas de consigne de vote mais des chemins qui divergent de plus en plus avec Benoît Hamon. 

Les candidats et le droit des femmes 

Mercredi 8 mars, journée des droits des femmes. Tous les candidats ont coché ce rendez-vous dans leur agenda. Marine Le Pen a visité une chocolaterie du Doubs, une PME dirigée par une femme. "Je suis ce que je suis n'en déplaise à certains. Je ne le porte pas en étendard mais je n'ai pas à cacher que je suis une femme, que je suis une mère" a expliqué la présidente du Front National.  Marine Le Pen demande par ailleurs l'égalité salariale hommes femmes, comme à peu près tout le monde. François Fillon veut sanctionner les incivilités sexistes, Emmanuel Macron veut multiplier le testing dans les entreprises et Benoît Hamon réclame le droit à la PMA pour toutes les femmes, comme Jean-Luc Mélenchon. 

Jean-Luc Mélenchon à la traine dans sa course aux parrainages 

Jean-Luc Mélenchon a du mal à trouver les 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle. C'est l'info du débrief.  Il est pénalisé par le parti communiste qui fait de la rétention. D'un commun accord, ses élus distribuent au compte-goutte les précieux sésames. Normalement, il y a un stock de 850 élus prêts à parrainer, mais le PC organise la pénurie pour faire comprendre à Mélenchon que sans les communistes, il n'est pas grand chose. Sans le PC, il ne peut d'ailleurs pas avoir les 500 signatures.  Les communistes sont en fait agacés de voir la France insoumise multiplier les candidatures là où il est déjà implanté...
Alors Mélenchon va-t-il rater la marche ? Non, le PC va ouvrir les vannes, mais au dernier moment. Histoire d'inciter Mélenchon à mieux respecter ses partenaires. 

La note du débrief

Franceinfo décerne ce soir la note du civisme ; 17 sur 20 pour les Français. Vous êtes près de 47 millions inscrits sur les listes électorales. Ce sont les tout derniers chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur. Plus d' 1,5 million de nouveaux électeurs ont été enregistrés depuis 2015, grâce notamment à un gros succès des inscriptions en ligne.

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