Le débrief politique. François Fillon contre-attaque dans l'affaire Penelope

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La défense de François Fillon, le bilan du dernier débat de la primaire de la gauche, l'affaire Macron... Tout ce qu'il ne fallait pas rater de l'actualité politique du 26 janvier avec Yannick Falt.

François Fillon ne compte pas se laisser faire

Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle décide de contre-attaquer. Il est soupçonné d'avoir permis à sa femme Penelope d'accéder à un emploi fictif. Après 36 heures de flottement, il se lance dans une contre-offensive très organisée.

Acte 1 jeudi matin : Bruno Retailleau vient dans les médias et endosse le rôle du démineur en chef.

Acte 3 jeudi soir : François Fillon se rend au journal de 20h de TF1.

Entre les deux, il y a l'acte 2, qui devait être le gros morceau de la pièce, avec des documents remis au parquet financier, qui a ouvert une enquête dès mercredi. Dans ces fameux documents, il y aurait des preuves attestant "de la réalité du travail fourni" par Penelope Fillon. 

Mais, d'après les informations de franceinfo, il n’y avait pas grand chose dans ces documents. Il s'agissait donc davantage de prendre contact avec les enquêteurs et de savoir ce dont ils ont besoin dans le cadre de leurs investigations.

Audience très moyenne pour le débat de l'entre-deux tours de la primaire de la gauche

Ce débat opposait donc Benoit Hamon et Manuel Valls mercredi soir. 2,1 millions de personnes ont regardé le débat sur TF1, 3,4 millions sur France 2, ce qui fait un total de 5,5 millions de téléspectateurs.

C'est trois millions de moins que le débat d'entre-deux tours de la primaire de la droite, et moins aussi que le duel de la primaire du PS en 2011. Il y a six ans, 5,9 millions de personnes avaient regardé le match Hollande-Aubry.

Jean-Luc Melenchon ravi du "Penelopegate"

Le candidat de la France Insoumise est l'un de ceux qui surfe sur la vague anti-système. Cette affaire est donc du pain béni pour lui. Jean-Luc Mélenchon était justement en déplacement à Périgueux jeudi, où il a déclaré que "découvrir qu'on s'est fait donner la leçon [...] par des gens qui semblent avoir eu une pratique décontractée à l'égard de l'argent public, cela exaspère les gens."

Cela va mal tourner dans ce pays, parce que les gens simples, qui vivent de payes qui sont souvent étroites, sont scandalisés par ce spectacle qui est donné.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle.

Emmanuel Macron, lui aussi, au coeur d'une polémique

Le candidat à la présidentielle est accusé par la droite d'avoir utilisé des fonds publics pour son mouvement, c'est-à-dire les fonds de Bercy lorsqu'il était encore au poste de ministre de l'Économie. Il aurait utilisé 120 000 euros de frais de représentation.

L'intéressé contre-attaque dans un communiqué : "Aucun centime du budget ministériel n'a été utilisé pour En Marche", assure le fondateur du mouvement.

La note du débrief : 5/20 pour la discrétion ou l'embarras du FN

On a très peu entendu le Front national sur l'affaire Fillon. Le FN est pourtant très offensif habituellement sur la probité en politique. Cette discrétions'explique par l'affaire des assistants parlementaires du FN : des collaborateurs sont soupçonnés d'être rémunérés par l'Union européenne pour des emplois bénéficiant au parti. Par ailleurs, Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, était l'assistant parlementaire de la patronne du FN, toujours au Parlement européen. 5 sur 20 donc pour le FN. C'était "tête haute, main propres". C'est désormais "tête basse".

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