Le débrief politique. Attaque de Londres : solidarité des élus français

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Le grand oral des candidats à la présidentielle devant les maires, la guerre Fillon Hollande et les premiers pas du nouveau ministre de l'Intérieur. Tout ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité politique du 22 mars avec Yaël Goosz. 

L'attaque de Londres met la campagne entre parenthèses 

L'attaque de Londres a mis la campagne présidentielle entre parenthèses. Et beaucoup d'hommes politiques ont adressé des messages de solidarité mercredi après-midi.  "Soutien et solidarité" avec le peuple britannique ; c'était le message de François Hollande, le président de la République.  "C'est un haut lieu de la démocratie qui a été attaqué", a ajouté le nouveau ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl. "Amitié, soutien, et solidarité", ce sont les mots twittés par Marine Le Pen et François Fillon.

Lourde charge de Fillon contre les services de l'Etat

Mathias Fekl a pris officiellement ses fonctions mercredi matin au ministère de l'Intérieur. La passation de pouvoir avec Bruno Le Roux, démissionnaire, a duré environ 30 minutes. C'est François Hollande qui avait tranché dans le vif mardi et scellé le sort de Bruno Le Roux, soupçonné d'avoir employé ses filles comme assistantes parlementaires. "La République exemplaire n'accepte pas qu'il puisse y avoir de suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités" a rapporté Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres. En marge d'une réunion organisée par l'association des maires de France, François Fillon a répliqué violemment. Le candidat de la droite et du centre a dénoncé "une machination" et des "fuites organisées par les services de l'Etat". 

Les patrimoines des candidats publiés par la Haute Autorité 

Les patrimoines des candidats sont publiés, depuis 18 heures, sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Des déclarations qui sont portées à la connaissance du grand public sans être vérifiées par la Haute Autorité. 

700 maires et 11 candidats à la maison de la radio  

Marine Le Pen, actuellement au Tchad, et Jean-Luc Mélenchon se sont fait représenter mais les neuf autres candidats à la présidentielle sont venus ce mercredi à la maison de la Radio pour débattre avec les élus. Dans la matinée, Emmanuel Macron a été un peu chahuté sur la taxe d'habitation. De son côté, Benoît Hamon a exposé son programme pour les communes. Avec lui, pas de baisse de dotations, mais le maintien des rythmes scolaires. 

Que retenir des autres grands oraux ? La défense des petites communes, la politique par le bas, chez Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, "L'union européenne notre ennemie", c'est à cause d'elle si les communes ont moins de dotations, a lancé le candidat UPR François Asselineau. Jean-Luc Mélenchon lui a promis d'abroger la réforme territoriale. Marine Le Pen, représentée par David Rachline a, elle, déclaré sa flamme à l'échelon communal, et Nicolas Dupont Aignan s'est engagé à couvrir tout le territoire en très haut débit.

 La note du débrief  

Parmi les 7 présidents de la 5ème République, qui sont vos 3 préférés ? C'est la question que Jean-François Achilli a posé aux 11 candidats, dont Emmanuel Macron. "Charles de Gaulle parce qu'il a fondé cette République, François Mitterrand parce qu'il a donné un souffle européen extrêmement fort et Georges Pompidou pour certaines communautés de destin" a-t-il répondu. Et pas de François Hollande, qu'il a servi pendant deux ans à l'Elysée puis à Bercy. François Hollande ? C'est juste "un ami" dit Emmanuel Macron. C'est dur, la politique.

 

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