Culture d'info. Un nouvel épisode de la "guerre" des Pink Floyd et le documentaire "The Kinks, trouble-fêtes du rock anglais"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Dans les recommandations culture de franceinfo, une reprise de "Mother" ravive les rancoeurs entre les membres du groupe Pink Floyd et le documentaire "The Kinks, trouble-fêtes du rock anglais" à voir sur le site de replay d'ARTE.

Chaque jour, franceinfo conseille de la lecture, de la musique, des expos, des séries ou des films.

Roger Waters ravive les tensions entre les membres de Pink Floyd en reprenant Mother

La guerre entre les membres du groupe Pink Floyd a commencé il y a 40 ans. Visiblement, elle n'est toujours pas terminée. Cette fois, c'est une vidéo de confinement qui ravive leurs rancœurs. Une version de la chanson Mother, de l'album The Wall (1979), enregistrée à distance par Roger Waters, compositeur et bassiste historique de Pink Floyd, avec son groupe actuel.

C'est justement à l'époque de The Wall que s'est produite la scission du Floyd. Roger Waters d'un côté, le guitariste David Gilmour de l'autre. Une bataille judiciaire a suivi, pour le droit d'utiliser le nom Pink Floyd. La hache de guerre n'a été enterrée qu'en 2005 pour une éphémère reformation. Mais aujourd'hui, Roger Waters attaque de nouveau sur sa page Facebook.

J'ai été banni par David Gilmour ! Il pense que je devrais fermer ma bouche...

Roger Waters, ancien bassiste des Pink Floyd

"D'abord, merci infiniment pour tous les gentils commentaires sur cette version de Mother, c'était très sympa à faire. 1,5 million d'entre vous l'ont vue, et ça me fait vraiment chaud au cœur, je dois le dire… mais, ça soulève une question : pourquoi cette vidéo n'est-elle pas disponible sur le site web de Pink Floyd ?! La réponse est que rien de ce que je fais n'est sur ce site… David Gilmour pense qu'il est le propriétaire de Pink Floyd. Je crois qu'il pense que depuis que j'ai quitté le groupe en 1985, il possède Pink Floyd, il est Pink Floyd, et que moi, et bien, je n'ai aucune importance. C'est mal de faire ça. Il faut se soulever !"

En attendant l'énième épisode d'un conflit interne qui ne sera sans doute jamais résolu, les deux autres survivants de Pink Floyd, David Gilmour et Nick Mason, n'ont pas réagi pour l'instant.

Les ex-Pink Floyd continuent de se déchirer : écoutez le reportage d'Ersin Leibowitch
--'--
--'--

"The Kinks, trouble-fêtes du rock anglais", un documentaire d'ARTE

Dans l’histoire du rock anglais, on cite en général tout en haut les Beatles, les Rolling Stones, ou encore The Who… Mais on oublie souvent The Kinks ! Pourtant le groupe emmené par les frères Davies mérite aussi tous les honneurs. C'est ce que lui réserve un documentaire à voir en ce moment sur le site de replay d’ARTE, “The Kinks, trouble-fêtes du rock anglais”.

Il n’y a pas vraiment débat. The Kinks, à travers le génie créatif de Ray Davies, ont écrit des merveilles de chansons éternelles. La bonne façon de les présenter, c’est bien celle de Christophe Conte, qui a réalisé le documentaire, diffusé sur Arte. "Parmi les prétendants au trône, quatre garçons du nord-est de Londres. Ils auraient pu devenir rois, mais ils étaient un peu trop turbulents, un peu trop moqueurs, un peu trop versatiles", dit le journaliste dans son documentaire.

Dans les années 60, The Kinks écrivent une page importante de l’histoire du rock. Ils sont capables de tout, hystériser une salle ou attendrir les chaumières. Capables également de se taper dessus à tout moment, les frères Davies inaugurant ainsi la grande tradition des frères maudits du rock… Malheureusement pour eux, et contrairement à leurs contemporains célèbres, ils ne traversent pas l’Atlantique au bon moment. Malgré un début de succès aux États-Unis, les autorités délivrent à leur encontre une interdiction d’entrée, de 1965 à 1969. Suffisant pour couper leur envol international.

The Kinks se concentrent donc sur leur sol. Ils deviennent le groupe anglais par excellence, à la fibre sociale affirmée. L’écologie dans Village Green Preservation Society, le travail, l’emploi, la misère en creux dans beaucoup d’autres titres.

Finalement The Kinks auront raté la marche américaine, mais pas leur marque dans l’histoire. On ne compte plus les artistes qui se revendiquent de leur influence, du génie de Ray Davies, depuis la fin des années 70. Cela valait bien un documentaire et 52 minutes, au moins, pour le rappeler.

Vous êtes à nouveau en ligne